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CrO*H?? De la comparaison de la conductibilité et de labaissement du point de congélation d’une solution d'acide chromique contenant 0,5 de chrome au litre, Ostwald (1) a conelu que l'acide était Cr?207H2. Les mesures de Walden montrent que les solutions même assez concentrées (Cr dans 161), sont presque complètement dissociées; par suite, l’abaissement moléculaire de congélation doit être voisin de celui qui correspond à la dissociation complète.
Dans le Tableau ci-dessous, nous avons calculé les abaissements moléculaires dans les deux hypothèses (?)
Cr?07H? et CrO'H? :
Cr207H2. CrO:H2,
ADE* A. À T. A COLE RNA RNA NE en ne 0,500 86 57,8 F,000 928,6 Cosnécemes tisse rs. OL I BTE B0 No BOL ER 3 Joneset Basset. <a mo s.. 0,400 2,220 55,4 0,800 279,7 CODE ON es 20e Re à OÙ DOM OO OO 7 TAROT AIDER ED EDR Te nue 0,340 1,830 53,8 0,680 26,9 CORRECTE MERE RE ET Le 0,300, 019 53,8 0,600 %2P,9 Jonestethassett 2h, 0,300 1,610, 53,6! 0,600" 26,8 (CRT EU ER RE STE le 0,250 1,340 53,6: 0,500. 26,8 COPnÉC, cm aie cfa née 07229 TE l0 T0) 0aep 100 D #7 Jones et Bassett. mure. 0,200 1,050. 52,4 0, 4000 26,2 Connect it OI OO 00, DOME 0 JonestetiBassett terme “0,150 0 MD AROILOMO 0002078 MOREL ee MSN Teens OA AMONC I ESS 0 O0 MED 7 Jonesetibaisebee eu QHODD 020-006 0-1008263
Dans l'hypothèse où la formule est Cr?07H, on voit que les abaissements moléculaires sont bien voisins du nombre (18,5 X 3 — 55,5) correspondant à la dissociation complète. Dans le cas de la formu e CrOTP, ils sont, au
(1) Osrwazp, Zeit. Phys. Chem., 1. 1, 1888, p. 78.
(?) Si l’on traduit graphiquement les résultats en prenant T,, et À comme coordonnées, on voit que l'accord entre les observations des différents auteurs est satisfaisant.
134 E. CORNEC.
contraire, très éloignés de celui qui correspondrait à une dissociation complète, en supposant même que cette dissociation ne se fasse qu’en CrO*H et H.
Spitalsky (1), à la suite de ses études sur la catalyse, adopte également la formule Cr? O7 H? (ces expériences ont, d’ailleurs, été critiquées par Risenfeld) (?).
Wyrouboff (?), étudiant l’action des carbonates de Ca Sr, Zn, Cu, etc. sur l’acide chromique, conclut que cet acide est vraisemblablement en solution à l’état d’acide dichromique et qu’il peut très bien se faire que, dans les solutions très concentrées, il soit à un état beaucoup plus condensé. Les mesures cryoscopiques n’indiquent rien à ce sujet; quand la concentration augmente, l’abaissement moléculaire augmente (ce qui est le cas général), et dépasse 55,5 (!).
Ïl est aisé maintenant de nous rendre compte de l’action de la soude sur l’acide chromique. Au point A de la courbe cryoscopique, nous avons une solution d’anhydride chromique qui renferme non CrO* F2, mais l'acide dichromique Cr?0 7 H?. Quand nous ajoutons de la soude, l’abaissement cryos copique diminue jusqu’en B. En ce point, la neutralisation est terminée; nous avons en solution le sel neutre de l’acide dichromique, le dichromate de soude Cr?07 Na? De À à B, les solutions conservent une coloration rouge orange (5) due à l'ion Cr? O7; les propriétés physiques
(1 Srirazsky, Zeil. anorg. Chem., t. LIIIL, 1907, p. 184.
(?) RiesenreLn, D. Ch. G.,t. XLIV, 1911, p. 147.
(3) Wyrougorr, Bull. Soc. chim., t. V, 1909, p. 765.
(*) La polymérisation et l’hydratation font varier l’abaissement moléculaire en sens inverse; on n’observe que larésultante des deux phénomènes; aussi il n’est possible de conclure, avec quelques chances de vérité, que dans les cas extrêmes.
(5) La coloration des solutions de l’acide chromique et des bichromates à été étudiée au point de vue quantitatif par : SETTEGAST, Wied. Ann., t. VIT, 1879, p.242) ; SaBarier, C. R., t. CII, 1886, p. 49: Hanrzcen et Crank, Zeit. Phys. Chem., t. LXIIT, 1908, p. 367.
SNS DU
(conductubilité, abaissement cryoscopique, indice) varient d’une manière continue; comme dans le cas de l’acide sulfurique, 1l n'apparaît pas de sel acide. Les tri et tétrachromates, bien caractérisés à l’état solide (!), n’apparaissent également pas.
Si nous poursuivons l’addition de soude, nous n’observons pas une courbe continue entre B et D, comme dans le cas de l’acide sulfurique, ni une courbe se continuant dans la direction de AB, comme si la neutralisation se poursuivait normalement. Il se produit, en eflet, une réaction entre la soude et le sel neutre, réaction accompagnée d’un changement de teinte dû à l'apparition d’un ion nouveau, l’ion CrO', La solution vire progressivement au jaune jusqu’au point C où la réaction est terminée; nous avons alors en solution CrO' Na?, sel neutre d’un acide monochromique inconnu. Les solutions plus riches en soude se comportent comme des mélanges de CrO' Na?
-et de NaOH.