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CHAPITRE X

Acide periodique.

Les changements de coloration dans le cas de l’acide chromique attirent l'attention sur les complications possibles du phénomène de neutralisation. Il est naturel de penser que des phénomènes analogues existent chez des acides où l’absence de coloration des ions ne les fait point soupçonner a priori. C’est le cas de l’acide periodique, où nous avons encore rencontré une neutralisation suivie

(4) Voir notamment : Wyrousorr, Bull. Soc. chim., 2° série, t. XXXV, 1881, p.162; ScaretnemaKkEeRs, Arch. Neerland., 2° série, t. II, 1906, p. 313; Korrez et BLumenruatz, Zeil. anorg. Chem., t. LIII, 1907, p. 228.

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d’une réaction du sel neutre sur la base avec formation de sels correspondant à différents acides.

Les divers auteurs qui se sont occupés de l’acide periodique ont émis sur sa constitution et sur sa basicité les opinions les plus contradictoires. La pentabasicité avec la formule 10% H5 semble cependant avoir été le plus généralement adoptée (1), en raison de l’existence d’un periodate d’argent contenant 5°! d'argent pour 1‘ d’iode. Les travaux les plus récents nous présentent, par contre, l'acide periodique comme un acide bibasique mixte.

Miolati et Masceti (?), en suivant la variation de la conductibilité électrique pendant la neuiralisation de l’acide periodique, ont obtenu une courbe analogue à celle de l'acide phosphoreux. Deux composés, où l’iode et le sodium sont dans les rapports + et +, sont mis en évidence.

Giolitti (*), en appliquant la méthode de Bottger, conclut également que l'acide periodique est bibasique mixte. (Cette méthode, comme la méthode des conductibilités, n'indique que deux acidités, dans le cas de l’acide phosphorique ou de l’acide arsénique).

Cryoscopie. — Nous avons étudié, par eryoscopie, la neutralisation d’une solution d’acide periodique contenant 0,3 d’iode au litre. La solution a été faite à partir de l'acide cristallisé, et dosée volumétriquement par la soude, en présence de méthylorange (‘).

Quand on ajoute de la soude (o"°!,3 au litre) à l’acide periodique, l’abaissement diminue; il y a précipitation

(*} Voir en particulier Article de Sabatier : Traité de Moissan, (AD 020.

(? Miorart et Mascert, Gazz. chim. ütal., t. XXXT, 1901, p. 93.

(3, Grorrri, Ali. r. Accad. Lincei, 17 sem. 1905, p. 217.

+) Asrruc et Murco, Bull. Soc. chin., 3° série, t XXVII, 1900, P: 929:

de sel à la température de congélation, avant qu’on ait ajouté 2"! de soude par atome d’iode.

La courbe représentative (fig. 24, courbe de gauche) présente une cassure très nette, caractérisant un composé

È 1.340 Rs) &

où l’iode et le sodium sont dans le rapport +. En remplaçant la soude par la potasse, on obtient un précipité dès le début.

Si l’on part de la soude et qu’on ajoute de l’acide periodique, on constate encore que l’abaissement cryoscopique diminue; la précipitation du sel commence à peu près

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