PVO NS FN A ET
TA
I DA di 0
ut. Du Ci |" 2%
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE PHYSICO-CHIMIQUE hx
deux tronçons de droite qui se coupent pour l’abscisse æ — 0,9 si les solutions primitives sont équimoléculaires. Le solvant est le benzène. Trois séries de mesures ; la concentration commune aux solutions primitives est 0,5, 0,75 et 1 mol.-g. par litre (fig. 27, points © ; tabl. 57 à 59).
Si le solvant est le tétrachlorure de carbone, on obtient un diagramme analogue. Le phénomène est encore repré-
:6-Nitrophenol O,5
Fig ar.
senté par deux tronçons de droite se coupant pour l’abscisse æ — 0,5. Deux séries de mesures pour 1 et 1,5 mol.-g. par litre (fig. 27, points @ ; tabl. 60 et 61).
L'existence d’une combinaison équimoléculaire en solution dans le benzène et le tétrachlorure de carbone entre l'o-nitrophénol et la pyridine est donc ainsi mise en évidence.
B-Naphtol—Pyridine.
En solution dans le benzène (solutions équimoléculaires 0,25 mol.-#. par litre) le p. i. s. du &-naphtol s'élève d’abord linéairement par addition de pyridine jusqu’à la solution formée en prenant les solutions primitives à volumes égaux, puis reste sensiblement invariable. Ce fait peut être attribué
à l'existence en solution d’une combinaison molécule à molécule entre le B-naphtol et la pyridine (tabl. 62).
Pyrocatéchine—Pyridine.
Le p. i. s. d’une solution benzénique de pyrocatéchine s'élève lentement par addition de pyridine, atteint un maximum, puis s’abaisse. Sa variation est représentée par deux droites. Si les solutions primitives sont équimoléculaires ces droites se coupent pour l’abscisse x = 0,66 (fig. 28, tabl. 63).
Pyrocatéchine Oo 066 Pyridine
La concentration commune aux deux solutions primitives est 0,129 mol.-g. par litre. Par suite, une seule combinaison est mise en évidence. Elle renferme deux molécules de pyridine pour une molécule de pyrocatéchine. Aucune cassure n'apparaît à l’abscisse x = 0,5 qui correspondrait au composé phénolique CSII*(OH}, CH5N.
Dans le cas de l’hydroquinone, la combinaison phénolique CSIF(OH}, CHEN a été isolée par dissolution à chaud d’hydroquinone dans la pyridine, suivie de refroidissement et cristallisation (Bayer et \\illiger) (34).
La pyrocatéchine est purifiée par trois recristallisations
successives dans la ligroïne, l’éther et le benzène. Elle fond alors à 1042.
Diméthylglyoxime—Pyridine.
La solubilité de la diméthylglyoxime dans les liquides organiques généralement employés comme solvants dans cette étude est toujours faible. J'ai dû me limiter à une seule série de mesures en utilisant l’éther. La concentration commune aux deux solutions primitives est 0,1 mol.-g. par litre.
1Diméthylglyoxime O,5 0,55 Pyridine
Fig. 29.
Le p. 1. s. de la diméthylglyoxime reste invariable par addition de pyridine jusqu’à la solution formée en mélangeant deux volumes de pyridine et un volume de diméthylglyoxime, puis il s'élève lentement d’une manière linéaire. La cassure d’abscisse x — 0,66 peut être attribuée à l’existence en solution dans l’éther d’une combinaison renfermant deux molécules de pyridine pour une molécule de diméthylglyoxime (fig. 29, tabl. 64).
Comme dans le cas de la pyrocatéchine, aucune brisure n'apparaît à l’abscisse x — 0,5 qui correspondrait au composé acide, 1 diméthylglyoxime, 1 pyridine. P. Petrenko et collaborateurs (35) ont fait intervenir une combinaison solide renfermant deux molécules de pyridine pour une molécule de dioxime. Ils la considèrent comme de la diméthylglyoxime ayant cristallisé avec deux molécules de pyridine (corps
solvaté).
h4 PIERRE LAURENT
Le produit de départ subit deux cristallisations dans l'alcool et dans l’éther. Le corps purifié fond à 2330,
Phloroglucine— Pyridine.
La courbe (fig. 30, tabl. 65) représentant la variation du p.1.s. de la phloroglucine par addition de pyridine est formée de trois branches rectilignes. En solution équimoléculaire (0,25 mol.-g. par litre) deux cassures apparaissent. Les abscisses sont æ — 0,66 et x — 0,75. Le solvant est l’éther.
La cassure æ — 0,66 peut être l'indice de l'existence en solution d’une combinaison renfermant une molécule de
Phloroglucine
phloroglucine pour deux molécules de pyridine, et la cassure d’abscisse æ — 0,75 marquerait l'existence d’une combinaison renfermant trois molécules de pyridine pour une molécule de phloroglucine.
Ici encore, comme pour la diméthylglyoxime et la pyrocatéchine, aucun point singulier u'apparaît pour l’abscisse Z — 0,9 qui correspondrait au composé équimoléculaire.
La phloroglucine est recristallisée dans l'eau, puis portée à 230° pour déshydratation (un hydrate s'est formé) (36). Après deux nouvelles cristallisations dans le benzène le point de fusion est 208°.
Les trois composés examinés précédemment peuvent être considérés comme des polyacides, la pyrocatéchine possé-
dant deux oxhydriles phénoliques, la phloroglucine trois,
[Ve