‹ Contribution à l'étude physio-clinique du phénomène de la roue dentéeChapitre 12 sur 24 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

DONNÉES SÉMÉIOLOGIQUES

Comment mettre le phénomène en évidence

Cest en déterminant des mouvements passifs que lon met en évidence le phénomène de la roue dentée. « Le mouvement de flexion et d'extension de l’avantbras sur le bras est celui qu'interrogeaient H. Moyer et C. Negro. Maïs toute une série d’autres mouvements cegmentaires sont susceptibles de le présenter, il en est ainsi des mouvements de l’épaule : l'omoplate sur laquelle est appuyée la main, se comporte dans les mouvements de cireumduction du bras comme une véritable plaque trépidante. Le sujet est-il à plat ventre, on éprouve les mouvements de roue dentée en provoquant des mouvements passifs de flexion et d’extension de la jambe sur la cuisse. Il existe même une roue dentée oculaire : saccades irrégulières que met en évidence les mouvements de latéralité des yeux. (Negro, Froment, Bériel.)

De toutes les manœuvres qui permettent de déceler la roue dentée, celle que nous préférons est : le test du poignet. Il permet de suivre mieux que tout

autre les variations de roue dentée en fonction de tous

les changements d’attitudes.

Et d’ailleurs, la sensation perçue peut être enregistrée (1). La technique adoptée est la suivante (2) : on recueille, par un tambour récepteur rappelant celui du cardiographe, placé au point convenable et fixé sur place par une simple collerette de leucoplaste, le myogramme des extenseurs, pendant des mouvements actifs et pendant des mouvements passifs imprimés au poignet ; ceci, en variant l'attitude générale du corps et le mode de stabilisation. Sur ces tracés la résistance des antagonistes se marque par l'ascension du gra-

(1) C. NEGRo. — (Archives ilaliennes de biologie (1901). — Ossérvazioni suilla sindrome parkinsionana dell’encefalite letargica, (Minervä medica, an. 1, n° 2, 1°" déc. 1921.)

(2) J. FROMENT, H. GARDÈRE et MM° ViINCENT=LOIsSON. — Résistanke des antagonistes et roue dentée parkinsonienne. — Etude myographique de leurs variations en fonction de l'attitude statique. (Société de Biologie, réunion de Lyon, 21 déc. 1925).

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