‹ Contribution à l'étude physio-clinique du phénomène de la roue dentéeChapitre 16 sur 24 · FE · texte numérisé non relu

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Mov® aclifs poignet . M.passifs .

TÉMoIN - EXTENSEURS san bras

F:@. 2. — Myogrammes pris chez un sujet normal, en station debout dans l'attitude habiluelle, pendant l'exécution de mouvements actifs, puis passifs du poignet.

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Ténoin- EXTENSEURS AV. BRAS SfFarion Hsres (talons)

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Fic. 3. — Myogrammes montrant lPapparition € fa

résistance des antagonistes chez le sujel normal placé en statique litigieuse prolongée, pendant les phases de vrai déséquilinre.

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bout stable : tant que durent les oscillations du tronc et de l’autre bras, nous trouvons au poignet une rigidité inconstante d’aspect extrêmement variable ; puis limmobilité s’installant, le poignet devient souple, à condition que nous respections cet équilibre.

Que cet équilibre soit compromis par l’occlusion des yeux, par les mouvements de la tête ou de l’autre bras (marionnettes) et l’on voit aussitôt la rigidité reparaître avec les mêmes caractères.

Cette rigidité, disions-nous quelques lignes plus haut, est très variable :

Le poignet est complètement bloqué quand l’équilibre est très incertain (grandes oscillations du tronc) ;

le poignet est bloqué, de temps en temps, par de véritables crans d’arrêt, quand les oscillations du tronc se font plus rares ;

le poignet n’est plus bloqué, mais on a limpression très nette d’une roue dentée parkinsonienne, quand l'équilibre s’améliore.

Il s’agit, en effet, d’une résistance intermittente avec saccades très marquées et nettement séparées. Dans le cas présent, cette résistance rappelle tellement le phénomène de la roue dentée parkinsonienne, que lon pourrait s’y tromper. Nous devons insister sur l’infinie variété et la fugacité de cette résistance.

— Assurons au malade une attitude debout sans danger pour sa statique (point d'appui sur une table) et toute rigidité disparaît laissant le poignet normalèment souple.

Si, au contraire, sa statique reste litigieuse, la rigi-

dité persiste, soit fixe et durable, soit discontinue.

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— L'équilibre est-il particulièrement incertain : la rigidité fixe le poignet masquant le phénomène de la roue dentée.

Pour obtenir sur ce malade, de façon évidente, une résistance discontinue, la meilleure manœuvre est la suivante : l'observateur repousse en arrière le bras examiné, déséquilibrant ainsi.le sujet à son grè. Tant que dure ce léger déséquilibre, l'observateur note une résistance en roue dentée très nette à la flexion et à l'extension passives du poignet.

— Si le sujet est confortablement assis, le poignet reste normalement souple. Mais l’occlusion des yeux, les mouvements de la tête ou les marionnettes entraineront une roue dentée nette.

— Le poignet reste souple dans la position horizontale du sujet.

— Ajoutons que ce malade ne, présentait aucun signe de la série parkinsonienne, d’ailleurs l’évolution le prouvera.

— De cette observation, il résulte que dans ce déséquilibre pathologique, on met en évidence un phénomène rappelant en tous points le phénomène de la roue dentée parkinsonienne. Comme ce dernier, il est extrêmement inconstant et variable, en relations étroites avec le déséquilibre, Il semble cependant que le nouveau phénomène soit plus fugace, que ses crans d’arrêt soient plus marqués, que pour le faire apparaître le déséquilibre doive être plus notable.

En tout cas nous pouvons nous demander si ce n’est pas là, un équivalent physiologique de la roue dentée.

— Après un traitement spécifique, qui a considérablement amélioré notre malade, la surdité‘ a régressé, les vertiges ont disparu, la marche est normale. Dans les conditions précédentes d’attitudes, on ne peut plus déceler aucune résistance en roue dentée. N'est-ce pas la preuve que cette résistance en roue dentée « simili-parkinsonienne » était bien liée au déséquilibre que, dans ce cas de tabes incipiens, avait réalisé la lésion de l'oreille interne ?

Voici maintenant un cas de tabes pur de toute lésion de l'oreille interne :

Il s’agit d’une femme de 41 ans, ayant vu s'installer, il y a deux ans, après une diplopie transitoire, de la faiblesse de ses membres inférieurs.

On note à l’examen : aréflexie totale ; irrégularité pupillaire sans signe d’Argyll-Robertson ; romberg très net ; marche talonnante ; léger genu-recurvatum.

Nous laissons la malade se tenir debout, pieds écartés : l’occlusion des yeux, les mouvements de la tête, laissent le poignet parfaitement souple. Seule la manœuvre des marionnettes nous permet d'obtenir quelques crans d’arrêt émoussés et inconstants., La même manœuvre avec l’occlusion des veux bloque le poignet. à

Faisons adopter au sujet la station debout, pieds complètement accolés :

Nous obtenons une résistance en roue dentée très nette et très variable.

L’occlusion des yeux, les marionnettes, rigidifient le poignet en effaçant toutes saccades. Mais si, dans cette attitude, la malade prend un point d'appui, le poignet garde toute sa souplesse,

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Que la malade mette ses pieds l’un devant l’autre (attitude de la danseuse de corde) : la résistance en roue dentée apparaît, mais est bien vite masquée par une très grande rigidité du poignet, conséquence de cette attitude par trop déséquilibrée.

Quand la malade est assise, seule la manœuvre des marionnettes nous donne l'occasion de déceler cette résistance intermittente, comme, d’ailleurs, dans Ja position horizontale.

Pendant la marche, nous notons le phénomène avec une variabilité encore plus grande.

—- On voit donc que chez les tabétiques, on peut retrouver le phénomène de la roue dentée, inconstant et variable suivant l'attitude.

Chez les cérébelleux, on peut aussi mettre en évidence, une rigidité intermittente du poignet avec saccades du type roue dentée parkinsonienne. Le cérébelleux qui a récupéré son équilibre statique garde un poignet fort souple. Mais s’il exécute un geste hypermétrique, tel celui de placer le doigt sur le nez, on sent le poignet opposé se figer avec crans d’arrêt plus où moins marqués suivant l'intensité du déséquilibre.

C'est surtout, semble-t-il, pendant la marche que l’on peut noter plus facilement cette résistance intermittente. C’est au moment où le sujet oscille, titube, déséquilibré par un tournant brusque, que l’on note une rigidité du type roue dentée. Elle est très fugace, très inconstante, avec crans très marqués, mais irréguliers. Elle dépend encore étroitement de l'attitude du sujet,

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— Nous avons fait les mêmes constatations sur des sujets atteints de sclérose en plaques.

— Nous l'avons déjà dit, F. Negro (1) signalait, en Avril 1925, le phénomène dans les états basedowiens. Notre Maître, le Professeur Froment, a sur ce point attiré notre attention sur l’association de la maladie de Basedow à la maladie de Parkinson post-encéphalitique. Il a eu l’occasion, dans sa clientèle, d’en observer plusieurs cas qui présentaient, il n’y a rien d'étonnant, le phénomène de la roue dentée.

F. Negro a constaté la roue dentée au niveau de tous les muscles de facile exploration. Nous avons eu l'occasion d’observer à la consultation du Professeur Froment, une femme nettement basedowienne, chez qui le test du poignet n’était positif qu’à droite, malgré la multiplicité des attitudes. Cette constatation différerait donc de celle de F. Negro. On ne peut pas, en effet, s'expliquer par un trouble neurovégétatif lié à l’hyperthyroïdie, un trouble asymétrique aussi localisé.

— Les petites crises émotives que présentait cette malade accentuaient nettement le phénomène de la roue dentée qui restait cependant sous la dépendance étroite des attitudes. Le Professeur Froment fit le diagnostic d'association Basedow-Parkinson, se basant sur cette rigidité unilatérale. Il n’en demeure

pas moins que l’élément basedowien est susceptible

(1) F. NEGRO. — Quelques observations relatives au phénomène de la roue dentée, (Revue Neurol,, 1925, n° 6, p. 1028). Le phénomène de la roue dentée dans Îles syndromes basedowiens, physiopathiques et vestibutalires, (Repue Neurol., 1928, t 1, pp. 502-505),

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