INTRODUCTION
Nos pères s'occupaient des religions pour les combattre et leur opposer l'autorité de la science.
Les positivistes modernes considèrent les religions comme des manifestations propres à l'enfance humaine. L'enfance mérite des ménagements; elle a droit à l'indulgence. On ne lance donc plus l'anatheme scientifique contre les religions; on les étudie a\ec uue pitié dédai-
gneuse.
On a prétendu fonder une science nouvelle, la sriencr des ref i</ions. L'entreprise parait singulière : y a-t-il une science des logiques, une science des physiques, etc? Les adeptes de cette école travaillent, presque tous, à défigurer le principe fondamental de toute religion.
Toute religion est fondée sur une création métaphysique spontanée, une révélation. On s'attache, aujourd'hui, à dissimuler, autant que possible, ce fait primordial. On cherche à tout ramener à une évolution lente et obscure. L'évolution est fort à la mode. Celle théorie a le grand avantage