INTRODUCTION
de loul embrouiller el de ruiner loulc^léfinition scientifique.
J'ai cherché à soumetlre la Bible à un examen critique, vraiment libre de tout préjugé. Mes conclusions sont, bien souvent, très voisines de celles de l'orthodoxie. Je crois avoir donné de bonnes raisons pour faire remonter le monothéisme à Moïse, et je crois avoir démonlré que l'Évangile de Saint-Jean est le document le plus authentique que nous ayons sur Jésus-Christ.
Dans la première partie de ce livre, j'étudie l'histoire du mosaïsme.
Les Juifs étaient, depuislongtemps, en Palestine Jorsque les Joséphiles arrivèrent d'Egypte et s'établirent sur la rive gauche du Jourdain. Les tribus d'Ephraïm et de Mauassé se convertirent à la religion que leur apportèrent les disciples de Moïse. Sous la conduite de Josué, elles eiivahirent la Palestine.
La lutte contre les païens fut pénible ; les tribus du sud restèrent longtemps en dehors de renseignement mosaïque. Saitl commença leur conversion ; David l'acheva. Ce grand roi adhéra h la religion jéhovique, non pas eu fanatique comme Saiil, mais en prince politique et tolérant
Le Temple de Jérusalem devint le centre d'un nouveau jéhovisme, tout chargé de pratiques rituelles, moins pur que celui du nord et beaucoup plus parliculariste.
Je crois avoir démontré que l'idolâtrie joua, chez les aucieiis Juifs, un rôle bien moins important qu'on ne le croit généralement. Les veaux d'or de Jéroboam doivent être relégués dans le domaine des légendes
Dans une deuxième partie, j'examine quelques livres très intéressants ; Huth, Jonas, Esther elle Cantique.
INTRODUCTIOIS .\
Le livre de RutU est destiné à justifier l'introduction d'une femme moabile dans la famille de David. C'est une œuvre de pure théorie.
L'histoire de Jonas est uu conte moral dune graude portée : l'auteur cherche à encourager les Israélites, après leur retour de captivité; il leur apprend à ne pas s'arrêter au sens littéral des prophéties.
Le livre d'Elsher me semble être un conte persan, maladroitement arrangé par un scribe sans talent ; l'adaptateur a introduit dans cette œuvre une histoire de Juifs tout à fait invraisemblable.
Je crois avoir donné du Canlique une explication satisfaisante. Je suis parvenu h faire disparaître ce qu'il y avait de choquant dans celte œuvre. Ce n'est pas un poème erotique, mais un chant en l'honneur de la campagne.
La troisième partie est consacrée au problème de Jésus. Sur quoi ont porté les discussions des Juifs et des premiers chrétiens ? Ce problème a été fort embrouillé, parce que tout le monde a son siège fait d'avance. Le protestantisme moderne a eu une influence déplorable : ses théologiens ont voulu, à tout prix, détruire le témoignage du quatrième Evangile. Quand on examine le problème, sans parti pris, la question du quatrième Évangile est très simple. Le livre de Saiut-Jcan est le document le plus ancien du Nouveau- Testament.
Je crois être parvenu à montrer que le» Evangiles synoptiques sont des œuvres grecques, oit les faits sont, presque toujours, quelque peu défigurés, soit par suite de l'ignorance des auteurs, soit par suite de préoccupations dogmatiques.
i INTRODUCTION
Les cilalions que je donne sont empruntées à la traduction de M. Reuss. C'est la plus répandue en ce moment. Il sera bon d'y avoir recours, pour toutes les questions qui touchent les origines juives. La séparation des éléments jéhovistes et élohistes y est faite très clairement; il n'est pas possible de faire un pas dans l'élude du Pentaleuque sans tenir compte de la différence des sources.