Mathieu XXIV, 21; Marc XIII
que Jésus n'entend prédire que la durée de la première série. Il déclare que le jour de la résurrection n'est connu que de son Père. Il serait puéril de soutenir qu'il a voulu dire qu'il savait la durée approximative des événements, mais que le Père s'était réservé de fixer définitivement le jour et l'heure.
Toute cette Apocalypse est évidemment l'œuvre d'un Grec, très hostile aux judéo-chrétiens et les confondant avec les pharisiens dans un même anathème. 11 n'a pas la moindre sympathie pour Jérusalem. S'il prédit le jour du jugement, il le fait en termes assez vagues, pour ne pas être condamné par les événements, comme cela arrivait aux Apocalypses judaïsantes 1 .
1. Dans Mathieu, Daniel est qualifié de prophète, titre qu'il n'a que dans la Bible grecque.
On admet, le plus souvent, que les apocalypses apocryphes (Esdras, Baruch, etc.) sont l'œuvre de Juifs. Je crois qu'il vaudrait mieux les attribuer aux judéo-chrétiens. Ces œuvres ne sortent ni des écoles rabbin iques, ni des écoles alexandrines; elles ont été, de suite, adoptées, avec enthousiasme, par les chrétiens et surtout par les Latins, chez lesquels ridée judéo-chrétienne a plus persisté que chez les Grecs. M» Renan a lait remarquer que le IV* livre d'Esdras imitait en plusieurs points l'apocalypse johannique.