RAIES COMMUNES
Les raies 4 725 et 1 739 sont attribuables à la liaison C—0 des groupements acyles. Dans les spectres des acides formiques et acétiques, les fréquences correspondantes étaient respectivement de 1 647 et 1 666,
En dehors de ces raies, on trouve dans les spectres des esters quelques raies supplémentaires : 793 dans le formiate de menthyle, 512 et 913 dans le formiate d’isopulégyle, qui ne peuvent être que difficilement identifiées comme des raies du radical acyle.
IV. — Etude des spectres des esters, des bornéols et isobornéols.
Les bornéols, fondant à 202 degrés, rendaient impossible l'analyse spectrale; nous avons donc étudié leurs esters
liquides ou fondant à basse température.
Nous avons divisé cette étude en trois parties 1° Etude parallèle des spectres des esters des deux isomères ; 2 Distinction des isomères cis et trans au moyen de l’ellet Raman; 3° Attribution des raies des esters sels aux radicaux alcooliques dont ils dérivent.
1° Etude parallèle des spectres des éthers sels des deux isomères.
Comme MM. Dupont, Daure et Allard @), nous avons divisé les spectres en quatre groupes des raies : A, B, C, D. A.— Fréquence comprise entre 4 600 et 1 100; B. — 1 400-1 500; C. — 950 à 850; D 850à 550!
Nous signalerons toutefois les raies les plus intenses et caractéristiques dans la plage 950-1 400 unités Raman, afin de mieux faire ressortir les différences qui existent entre ces esters de bornyle et d’isobornyle, isomères cis-trans (Voir tableaux V, VI, et croquis V).
ESTERS FORMIQUES.
Raie À. — Vers les fréquences 1 600-1 700, nous devons rencontrer les raies caractéristiques C=C et C=0 (®.
Le bornéol étant un alcool saturé, nous ne trouvons qu'une seule raie caractérisant la double liaison C=0 du groupement carboxyle de l’ester obtenu. Nos formiates présentent tous les deux cette raie sur la même fréquence 1 727.
laie B. — La bande B, qui caractérise les liaisons entre carbones, se dédouble d’une facon assez nette en une bande
(3) Dupont, Daure et Allard, Bull. Soc. chim., 1932, p. 14401. (4) Bourguel et Daure, Bull. Soc. chim., 4, &. #7, p. 1356.