CHAPITRE IT
Recherches antérieures sur la structure anatomique des Labiées.
Avant d'entreprendre la description des Labiées des Canaries; il n’est pas sans intérêt de rappeler ce que l’on sait actuellement sur la structure anatomique des plantes de cette famille ; cette étude nous permettra de mieux mettre en évidence les particularités de celles qui font l’objet de notre travail.
Tout d’abord, nous mentionnerons brièvement les travaux d'anatomie pure, Ensuite, nous passerons en revue les mémoires des auteurs qui se sont occupés des caractères structuraux de certaines Labiées, dans leurs rapports avec les divers milieux où se trouvent ces végétaux,
Cest à MIRBEL [30] (1) que l’on doit les observations anatomiques les plus anciennes sur les Labiées. Il signalait particulièrement, dans la coupe de la tige, 4 faisceaux principaux correspondant aux angles, et, au milieu de chaque face, d’autres faisceaux moins importants que les premiers.
MARTINET [28] a donné une description détaillée des poils sécréteurs de beaucoup d'espèces qu’il a classées d’après le nombre des cellules sécrétrices, d’une part, et, d’autre part, d’après la longueur plus ou moins grande du pédicelle.
PETERSEN {31], s'adressant à des genres assez variés, a fait une étude générale de l'anatomie de la tige. Il décrit Pépiderme, les cordons collenchymateux, le parenchyme cortical, le liber etle bois; puis il examine particulièrement la formation du périderme, lequel a ses initiales, soit sous l’épiderme, soit dans la zone médiane de l’écorce, soit dans le péricycle, suivant les espèces.
SOLEREDER [36], s'occupe du bois prinaire et secondaire de
(1) Les chiffres entre crochets [ ] renvoient à l'In lex bibliographique,