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25 février. — Le malade va très bien. Un peu de diarrhée seulement.
11 à diminué pendant quelques jours la dose de Van Swieten. (Il n’a plus pris que deux cuillerées à café).
2 mars. — Légère poussée d’ictère diffus sans aucune manifestation viscérale ni fièvre.
La diarrhée n’existe plus depuis plusieurs jours.
Le malade reprend cinq cuillerées à café de liqueur de Van Swieten et cinq gouttes de laudanum pour faciliter la tolérance.
6 mars. — L’ictère a disparu.
4 avril. — Etat excellent. — Guérison.
Ici encore nous trouvons un exemple de l’action du mercure dans l’ictère syphilitique secondaire et de l’inconvénient qu'il y a à le supprimer trop vite. En effet, cet homme contracte son chancre vers le commencement d’octobre ; ses accidents secondaires, accidents cutanés, papulo squameux, érythémateux pharyngés, sont traités par le protoiodure de mercure. Pendant 15 jours, il suspend son traitement et l’ictère survient alors sans perte d’appétit; il est soumis aux piqûres de peptone hydrargyrique, et au bout de trois piqûres, il est moins jaune déjà. A la septième piqûre l’ictère a disparu. On donne la liqueur de Van Swieten à la dose de cinq cuillerées à café. Le malade diminue lui-même la dose et n’en prend que deux. L’ictère paraît aussitôt, mais disparait quatre jours après.
Quelques semaines plus tard, la guérison persistait.
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OBsERvVATION IV
(Ibidem. — Recueillie dans le service de M. le Docteur
Balzer, médecin de l’hôpital de Lourcine.)
Îctère syplilitique secondaire.
La nommée A... Marie, domestique, âgée de 22 ans, entre le 2 décembre 1886, à l’hôpital, salle Astruc, Hit n° or.
Elle est réglée depuis l’âge de 17 ans.
Leucorrhée habituelle. Tempérament lymphatique. Bonne santé d'ordinaire cependant. Pas de misère physiologique. Pas d'accidents vénériens antérieurs.
Les accidents actuels ont été remarqués il y a six jours.
Deux petites saillies siègent à la partie inférieure de la lèvre gauéhe depuis quelque temps ; peu après leur apparition, ulcérations sur la lèvre droite avec adénopathies inguinales.
Pas d'écoulement vaginal au début.
C’est seulement depuis quatre ou cinq jours qu'un écoulement vaginal s’est produit.
Pas de céphalée n1 de mal de gorge; ni éruption cutanée, ni alopécie. Jamais d’autres accidents vulvaires.
A l’entrée de la malade, la grande lèvre gauche est tuméfiée, indurée surtout à sa partie inférieure, elle présente des ulcérations qui sont recouvertes d’une
couenne blanchâtre ; à la face interne de la lèvre droite,
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SE reus existent quatre ou cinq ulcérations arrondies humides.
La petite lèvre droite est saine, la gauche est tuméfiée et présente également des ulcérations à fond blanchâtre à peine déprimé.
Méat noir, col de l’utérus volumineux arrondi, sans écoulement purulent. à |
Polyadénite double, indolente, plus marquée à gauche où il existe un ganglion plus volumineux.
Haleine peu fétide, gingivite, gorge saine, les ganglions de la nuque ne sont pas appréciables. Rien à la peau. Constipation habituelle.
Malgré l'absence de phénomènes secondaires, on diagnostique une syphilis dont l’accident initial est la lésion siégeant sur la grande lèvre gauche.
La malade est traitée par les injections de peptone mercurique.
Elle sort le 30 décembre 1886, et ne suit plus le traitement jusqu’au 20 janvier, époque à laquelle elle entre de nouveau à l’hôpital.
Quelques jours avant son entrée, elle s’est aperçue qu'elle avait le teint jaune, des nâusées sans vomissements avec perte de l’appétit, grande faiblesse et constipation. La vue est trouble, les objets paraissent jaunes. k
La peau est très jaune ; les conjonctives, la muqueuse sublinguale présentent une teinte ictérique très marquée, quelques crampes d’estomac; pas de point de côté hépatique, pas de crise hépatique, pas d’hypertrophie.
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Régime lacté et purgatifs salins.
2h janvier. — L'état général s'est amélio: é depuis quaire jours. La malade se lève, mais est encore très faible. Les matières étaient blanchâtres depuis le début de l’ictère ; elles commencent à jaunir en ce moment.
L’urine était foncée, couleur acajou, et contenait d’après l'examen qui en a été fait, du pigment biliaire.
Il existe quelques plaques buccales et vulvaires et des syphilides palmaires ‘et plantaires.
Traitement. — Injection de peptone mercurique tous les vingt Jours.
La malade a beaucoup maigri pendant son ictère et n’a pas eu de démangeaisons.
Elle commence à manger.
Anémie très marquée, étourdissements,
Ces jours-ci, elle a présenté un état grave, avec faiblesse g. nérale, vertiges, nausées continuelles, fièvre modérée, cependant 38° 5, qui faisaient craindre les accidents d'ictère grave.
Purgation suivie d'amélioration assez rapide.
10 février. — Urines 500 grammes claires, sans sédiment.
L'état général s’améliore, l’appétit revient. Les matières se colorent; toujours un peu de cnstipation et quelques coliques passagères,
Injection sous-cutanée de peptone mercurique.
10 février. — Urine, 1600 grammes.
Même état ; les plaques muqueuses s’améliorent ; Pé-
ruption disparait. Densité de l'urine 1810.
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Pas d’albumine, ni de ble.
16 février. — Quelques coliques sèches.
Matières de couleur normale. Deux selles ce matin. La constipation a disparu déjà depuis quelques jours. Conjonctives presqu’entièrement blanches.
Plus de syphilides pulmonaires.
La malade est encore très faible.
Langue rosée, appétit bon.
18 février. — L’ictère a disparu complètement.
Nous revoyons la malade quelque temps après et
nous constatons sa complète guérison.