OBSERVATION X
(Elève de Quédillac. Résumée).
C. B. 26 ans, vigoureux, brun, développé, est atteint d’une ictère bénin depuis huit jours. Mère morte à 62 ans bronchitique.Père mort des complications d’une fracture de jambe.
À eu une blémorrhagie il y a deux mois. L’ictère a débuté le 16 janvier 1882. Le malade avait fait quelques excès de table et de boisson les prémiers Jours du mois, mais il n’en avait ressenti aucun inconvénient. Il avait conservé sa sobriété pendant les 14 Jours suivants.
Le 13 au soir, léger malaise, sensation de tension et de pesanteur dans l’hypochondre droit. Pas de douleur dans l’épaule droite, pas de troubles digestifs.
C’est en faisant sa toilette le matin qu'il s'aperçoit qu’il est jaune. Il se livre pourtant à ses occupations babituelles. Le 17 l’ictère augmente ainsi que la douleur sans l'hypochondre droit. Purgatif salin.
Le jour suivant, les symptômes étaient les mêmes,
Prurit intense; 1] consulte alors un médecin. Couleur ictérique prononcée et généralisée. Urine fortement ictérique. Prisme biliaire par l’acide azotique. Desquamation furfuracée légère sur la poitrine. Léger souffle doux au premier temps et à la pointe.
Oppression notable; quelques râles crépitants à la base droite. Légère céphalalgie frontale, petite épistaxis. Constipation. Léger balonnement du ventre. Foie non
augmenté de volume, sensation de gêne assez vague !
du côté de cet organe. Nausées et quelques vomissements. Inappétence absolue.Température 38°2.Pouls 83.
Le 8 février on constate des syphilides érosives buccales pharyngiennes et anales; syphilides érythémateuses sur le ventre, etc., Traitement : pilule de protoiodure de mercure. |
Le 12, diminution de l’ictère.
Be :
Le 17, lictère a complètement disparu.
Le 20, il reprend ses occupations et est perdu de vue.
Le 20 août, nouvel ictère : il a abandonné le traitement spécifique à la fin de février. Traitement hydrargirique.
Le 27, guérison complète. Les seuls symptômes généraux ont été un très léger malaise et des douleurs vagues à l’hypochondre droit et à l’'épigastre.
En 1883, troisième poussée d’ictère coïncidant avec des accidents cutanéo-muqueux secondaires. Par le traitement mercuriel il guérit en quelques jours.
À sa première poussée il, avait eu de l’albuminurie concomitante.