SENS | PU
/ gés dans ce groupe puissent avoir des effets extrêmement variés, dans lesquels peut-être le goût amer ne joue aucun rôle. Il y a cependant des travaux expérimentaux de PavLov qui ont montré que le simple contact d’un amer avec la muqueuse buccale provoque ia sécrétion gastrique chez les chiens porteurs d’un « petit estomac ». Cette stimulation de la sécrétion serait d'origine réflexe et se produirait par l’intermédiaire du vague. Il serait donc inutile d’avaler l’amer, il suffirait de le garder dans la bouche pour exciter l’appétit.
Cependant, les travaux de LoEPER et ses collaborateurs ont montré que les amers déposés par sonde directement sur la muqueuse gastrique en excitent également le travail sécrétoire. Il faut dire cependant que ce pouvoir est loin d’être particulier aux amers car « n'importe quelle substance ingérable, alimentaire ou non, exicte la sécrétion » (Lorper). Tous les amers n’ont cependant pas le même pouvoir : la quassia excite beaucoup plus la sécrétion gastrique que la noix vomique.
MarcxaL a insisté sur l'influence des amers sur la leucopédèse gastrique. On sait qu’au moment de la digestion on constate un exode massif des globules blancs dans la cavité gastrique, ces globules blancs intervenant avec leurs diastases dans le processus de la digestion. Or, l’ingestion d’amers, surtout celle du colombo et de la quassia, détermine une forte leucopédèse gastrique que MarcHanp met en rapport avec