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l'excitation de l'appétit. Il note que l’action leucopédétique des amers reste très inférieure à celle du bouillon riche en peptone.
Certains amers, surtout le fenugrec, ont une action générale sur le métabolisme qui explique mieux leur effet thérapeutique que les faits précédents. LOEPER et LEMAIRE ont trouvé que le fenugrec augmente le métabolisme général et détermine une hypoglycémie. Il est vraisemblable que cette action est due à la présence de certains stérols dans la plante.
Il serait très difficile de répondre sur la question de savoir si les amers augmentent réellement l'appétit. Haye ne le croyait pas et condamnait formellement l’usage des amers qu'il considérait comme des médicaments non seulement inefficaces, mais aussi nuisibles par les troubles gastriques qu'ils déterminent par un usage prolongé.
En réalité, on ne peut sans doute pas prononcer une condamnation en bloc des amers. Leur action, en tant que substances à goût amer, est peut-être nulle, mais il y a parmi eux des médicaments à action géné. rale, comme les strychnées, le quinquina, le fenugrec qui peuvent stimuler les échanges et exciter ainsi, sinon l'appétit, du moins la faim, ce qui est peut-être un mécanisme thérapeutique plus sûr.
Si l’on doit s'élever contre l’abus des amers, ce n'est pas aux médicaments, mais aux boissons dites apéritives qu'on doit s’en prendre. Celles-ci sont plus largement consommées et d’une façon plus durable.
SA, pe Les troubles digestifs sont donc à craindre surtout parmi les amateurs d’apéritif. Même si l’on admet que la stimulation de la sécrétion gastrique équivaut à celle de l’appétit, il n’est pas douteux, comme le répètent les hygiénistes, que le bouillon est de loin le meilleur des apéritifs.