‹ Contribution à l'étude thérapeutique du créosoforme en chirurgieChapitre 13 sur 18 · NAT PE · texte numérisé non relu

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ployer le créosoforme, ce fut pour un abcès staphylo-

coccique de la région sourcilière gauche.

Cet abcès se présentait chez une petite fille, âgée de 12 ans, Louise A... Il fut incisé le 8 août 1899, l'incision fut aussi petite que possible et placée dans l'extrémité externe du sourcil de façon à être masquée par les poils dans l’aveir. Je pressais l’abcès, fis sortir complètement le pus et par la petite ouverture j’introduisis du créosoforme et non seulement cette poudre fut mise dans la petite cavité qui restait après l’évacuation du pus, mais encore à l'extérieur et il en tomba une petite quantité sur le globe oculaire et la conjonctive.

J’appliquais sur la région de l’abcès une mince couche de coton hydrôphile et le tout fut maintenu par une bande de tarlatane. Deux jours après, ce pansement fut retiré, le petit abcès encore ouvert par la présence d’une mèche ne présentait dans sa cavité, aucune trace de pus, mais quelques gouttes de sérosité. La poudre était restée en grande partieet n’avait déterminé aucun phénomène d'irritation locale.

La peau conservait sa couleur normale, le globe oculaire et la conjonctive étaient intacts, et la petite malade n'avait accusé aucune sensation de cuisson ni de brülure. Je saupoudrais à nouveau la plaie et ses bords avec du créosoorme et, le 15 août, c’est-à-dire 4 jours après l’opération. j'enlevais tout pansement, la petite malade était complètement guérie. Le créosoforme qu'elle avait eù pendant sept

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