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jours sur ses téguments n'avait déterminé aucune rougeur, et n’avait fait naître ni vésicule ni pustule, et la muqueuse de la conjonetive comme l'épithélium cornéen n'avaient aucunement réagi, et par cette première observation, nous étions en droit d'espérer obtenir d’autres succès avec notre créosoforme, aussi quelques jours après nous avons eu l’occasion d’être appelé auprès d’un malade qui présentait, consécutivement à un érysipèle de la face, un abcès situé à la partie supérieure de la joue sous la paupière inférieure gauche dans la région zygomatique. Nous n'avons pas eu besoin d'ouvrir cet abcès. La peau très fine et aussi très amincie s’ulcéra et livra passage au pus.
Par cette ulcération assez grande, nous introduisimes du créosoforme et nous primes le soin d'en saupoudrer les régions avoisinantes. Nous appliquâmes ensuite sur larégion une compresse de tarlatane aseptisée dans l'eau bouillante et le tout fut maintenu par une bande delarlatane. Notre malade était un homme d'une soixantaine d'années, très robuste. Deux jours après nous enlevons notre pansement, la suppuration s'était tarie et nous ne remarquons rien d’anormal sur les téguments. Notre malade n’accusait aucune cuisson et sur la conjonctive et le globe oculaire aucune trace d'irritation. Nous lavons la plaie et enlevons avec une pince quelques débris de tissus sphacéléet nous fimes une nouvelle application de créosoforme. Quatre jours après, notre malade étaitguéri et localement le créosoforme n’avait produit aucun désordre et il n'avait eu aucun retentissement sur l'organisme, de plus dansces deux observations, il s'était montré, antiseptique car nous n’avonsjamais “Ro pour, laver les plaies que de l'eau bouillie.
L'observation suivante servira à montrer l’innocuité du créosoforme:
Il s’agit d'une femme de soixante-quatre ans, présentant un ulcère variqueux de la jambe gauche. Cet ulcère variqueux faisait le tour de la jambe cet remontait à vingt centimètres au dessus des malléoles. Nous avons saupoudré de créosoforme cet ulcère variqueux pendant huit jours consécutifs et nous n'avons observé aucune irritation locale : les bourgeons charnus se montr rent en plus grand nombre et la malade n’accusa aucune sensation douloureuse et ne présenta aucun symptôme d'intoxication, malgré la grande quantité de créosoforme qui fut appliqué sur l’ulcère. On peut répondre que les ulcères sont de très mauvaises surfaces d'absorption et que très souvent les Iymphatiques qui aboutissent à l’ulcère sont engorgés et retiennent ou tout au moins ne laissent pas passer les médicaments. Cette raison plaide en faveur de l'absence de symptômes généraux observés chez notre. malade, mais localement, aucun phénomène anormal ne s’est montré.
Petit 4
SNÉDeES
Nous passerons rapidement sur la quatrième
observation.
Il s'agit d’un jeune homme de 17 ans, mouleur de son métier, qui présentait au niveau de la tubérosité antérieure du tibia droit un petit abcès. Cet abcès fut incisé, puis du créosoforme fut introduit dans la cavité et quelques jours après le pansement fut Ôté. La suppuration était tarie, et comme pour les malades précédents, nous n'avons observé aucune irritation locale.
La cinquième observation est plus intéressante :
Ï] s’agit d’un petit enfant de 3 ans. E. P. qui présentait à droite dans la région mastoïdienne une petite adénite suppurée d’origine bacillaire. Ce petit ganglion fut ènlevé et l'on vit l'insertion supérieure du sterno-cléido-mastoïdien. L'opération fut faite le 1° août 1899 et la plaie ne fut pas réunie par première intention, car nous sommes dans notre campaghe très défiants, et nous préférons malgré tous les soins et loutes les précautions ne pas réunir par première intention. |
Nous avons soupoudré la plaie de créosoforme. et par dessus nous avons appliqué un petit morcean d'ouate Nous avons assisté à la guérison de cet enfant : tous les deux: jours le pansement était renouvelé, et l’on constatait que la plaie opératoire se rétrécissait de plus en plus.
Le petit enfant ne présenta jamais aucun symptôme d'intoxication, et au niveau de sa plaie nous n’avons jamais constaté aucun tissu d’érythème.
La sixième observation est celle d’un homme de 44 ans qui vient nous consulter pour un anthrax de la nuque.
L'examen des urines de ce malade ne décèle aucune trace de sucre ; nous pratiquàmes une incision nuciale et après avoir exprimé les quatre lambeaux, nous avons soupoudré d’une assez forte quantité de créosoforme la plaie,aussi bien intérieurement qu’extérieurement. Le malade guérit après deux ou trois pansements, sans avoir eu la moindre douleur et la plus petite trace d'intoxication.
La 7° et la 8° observation comportent des lésions identiques.
Il s'agit d'un adéno-phlegmon d'origine staphylococcique, l’un chez un homme de 30 ans, l’autre chez une femme de 27 ans. Tous les deux furent incisés, et la cavité des abcès fut absolument remplie de créosote. Ces déux malades supportèrent très bien cette poudre et ils guérirent très rapidement, deux autres pansemeuts créosoformés furent encore