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pratiqués. Jamais, chez ces deux malades, nous n’avons observé de phénomènes locaux ou généraux révélateurs d’une action nocive occasionnée par le créosoforme.
La neuvième observation est également très
importante.
Le malade de cette observation, est un jeune homme de 27 ans, qui avait un phlegmon périnéphrétique du côté droit, abcès consécutif à un traumatisme datant d’une année. J'incisais avec l’aide d’un de mes confrères cet abcès, et une quantité de pus que nous pouvons évaluer à un demi litre, fitirruption.
Une mèche de gaze imprégnée de créosoforme fut introduite dans la plaie et par dessus du coton hydrophile: Le pansement fut maintenu par un bandage de toile improvisé. Ce jeune homme resta malade quinze jours, et la plaie ne fut complètement fermée qu’au bout de trois semiaines. Dans les deux derniers jours. on n'appliqua que des compresses de tarlatane. Mais malgré la grande quantité de créosoforme introduite dans la plaie, jamais aucun accident ne survint.
La dixième observation ést relative à un abcés froid de la paroi thoracique. :
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Cet abcès froid qui se présentait chez une femme de 24 ans, n'avait aucune origine osseuse, aussi la simple ponction fut-elle pratiquée, et grâce à l’aide de notre petit appareil, nous avons après l’évacuation du pus, lancé du créosoforme par l’ouverture qui avait été faite dans le point le plus déclive ; trois jours après cette petite opération, notre malade revint se faire panser, elle n’avait eu aucun symptôme d'intoxication, nous introduisons à nouveau du créosoforme dans l'intérieur de l’abcès, et huit jours après ce dernier pansement, toute suppuration était tarie et la plaie de la ponction était fermée,
La onzième observation est celle d’un homme qui, à la suite d’une chute de voiture, eut une vaste plaie contuse du cuir chevelu.
Ma'gré toutes nos précautions, cette plaie se mit à sup- purer. le pus s’infiltra dans ia loge temporale gauche, et je fus obligé de faire des débridements et de draîner pour faciliter l'évacuation du pus, puis je saupoudrai de créosoforme toute la surface de la plaie qui était grande comme la paume de la main.
Cet homme malgré son âge avancé supporta très bien le créosoforme, cette plaie mit plus d’un mois à se cicatriser complètement ; les pansements étaient renouvelés tous les quatre jours et chaque fois la plaie été saupoudrée de créosoforme, il n'y eut aucune trace d’irritation locale, ni aucun
symptôme d'intoxication générale bien que cet homme fut àgé de plus de 60 ans.
Les 12° et 13° observations sont celles d’abcès de
la marge‘de l’anus et d’anthrax de la fesse.
L'abcès de la marge de l'anus n’était pas de nature tuberculeuse, aussi guérit-il très bien, contrairement au malade de notre 14° observation qui fut obligé de conserver une fistule, car malgré l'incision du sphincter le pansement à plat avec la poudre de créosoforme, nous n’arrivàmes pas à éviter la fistule.
Nous eûmes l’occasion d'appliquer le créosoforme sur une plaie opératoire consécutive à une hernie crurale étranglée que nous fimes avec un collègue voisin.
Nous’avions un maladé dont l'état général était mauvais par suite de lésions bascillaires du poumon et qui était indocile et malgré toutes les précautions antiseptiques notre plaie suppura. Ceite suppuration tarit rapidement avec la poudre de créosoforme.
La 15"*° observation est aussi intéressante car 1l s’agit d’un jeune malade qui a été opéré à Paris, pour
une ostéomyélite du fémur gauche.
Ce garçon vint passer ses vacances daus nos contrées