‹ Contribution à l'étude thérapeutique du créosoforme en chirurgieChapitre 5 sur 18 · EE VER · texte numérisé non relu

EE VER

se tourne et se retourne dans son lit, puis se lève, déchire son pansement, lance des menaces ou des injures aux personnes qui Je veillent. Ses infirmiers sont obligés de lutter avec lui éomme dans le cas de delirium tremens.Il peut y avoir du délire de persécution et le blessé peut chercher à se tuer. Au Jour, tout peut se calmer, mais cela est rare. D’ordinaire 1l n'y à pas ici de retour à l’état normal et, le délire devient chronique; lemalade présente : un abattement très intense, du collapsus, de l’inconscience avec crises ou sans crises de larmes, de la difficulté de la parole, une sorte d’aphasie, de violents maux de tête. Des ‘vomissements peuvent apparaître. D’autres fois, 1l y a simplement refus d'alimentation.

Le pouls bat 130 ou 140 pulsations ; il est petit,

mou, depressible, incomptable même et c’estlà d’après

Kœnig un signe d’une intoxication très grave. La tem- pérature oscille entre 38° et 40°, au dire des auteurs.

D’aprés Harnack les urines renferment une grande quantité d’iodures et d’iodates et surtout la substance spéciale qu'il a décrite: l’iodo-albuminate qui s’y trouve en très notable quantité : ce qui indique des phénomènes d'intoxication très sérieux. Il y aurait de l’al-

bumine en même temps que de l’iode dans les urines,

au dire de Kæœnig, de Pick et de Kocher.

Chez des opérés de ce dernier, on aurait en outre constaté la présence denombreuxcylindresépithéliaux dénotant l'existence d’une néphrite parenchymateuse

Page 1