C5 H#02+ 2 H CI + 2 KI = CH" O?2+ 2 K CI + F
L'iode mis en liberté reste dissous dans l’iodure de potassium non décomposé; il peut être titré avec beaucoup d’exactitude par l’hyposulfite de sodium.
J’exposerai ici les résultats de quelques déterminations :
(CL) J- pr. Chem. 2° série, t, XLTI, p: 167
56 A VATEUR-
Dans les essais qui suivent, on a opéré de la manière suivante : on prélève de la quinone pure et sèche une quantité telle qu’elle détermine la mise en liberté de 0%",20 à 0%",50 d'iode, correspondant à un nombre de divisions de la burette contenant l’hyposulfite compris entre 200 et 400. On dissout cette quinone, à froid, dans une quantité suffisante d'alcool à 95°.
D'autre part, on mélange rapidement 20° d’une solution d’iodure de potassium au dixième avec 20° d’acide chlorhydrique concentré, préalablement additionné d’un égal volume d’alcool à 95° et refroidi; ce mélange étant fait, on le verse dans la solution alcoolique de la quinone, on agite et l’on titre imméliatement l’iode mis en liberté, en laissant tomber une solution titrée d’hyposulfite de sodium; la liqueur que j'ai employée contenait 245,8 d'hyposulfite et correspondait exactement à 125,7 d’iode par litre. :
Pour obtenir de bons résultats, il est nécessaire de prendre les précautions suivantes :
Il importe d’abord d'opérer préalablement le mélange d’iodure de potassium et d'acide chlorhydrique, et non d'ajouter successivement chacun de ces produits à la quinone; car l’acide chlorhydrique, d’une part, réagirait immédiatement sur la quinone, la transformant plus ou moins complètement en hydroquinone monochlorée, et, d'autre part, l’iodure de potassium, qui est souvent légèremeut alcalin, pourrait déterminer une oxydation partielle de la quinone avec l’aide de l'oxygène de l’air, ou même exercer une réaction propre. Enfin, il y a intérêt à effectuer ce mélange seulement au moment du besoin, de manière à n'avoir pas à tenir compte de J’iode mis en liberté par la décomposition spontanée de l'acide iodhydrique en présence de l'air. On peut d’ailleurs vérifier facilement que, pendant le temps de l'opération, aucune trace d’iode ne provient de cette source.
THERMOCHIMIE DES QUINONES. 57
Cette méthode paraît applicable à la plupart des quinones vraies. Je l'ai expérimentée notamment sur la benzoquinone, la toluquinone, la thymoquinone et quelques dérivés chlorés de la benzoquinone. Cependant l’4-naphtoquinone n'a pu ètre réduite par ce mélange. Il se produit dans ce dernier cas une matière verdàtre que l’on obtient également par l’action de l'acide chlorhydrique seul sur l’«-naphtoquinone.
Parmi les orthoquinones non odorantes, la phénanthrènequinone et la rétènequinone, entre autres, paraissent se laisser réduire, mais très lentement, de sorte que leur dosage ne peut être eflectué par cette méthode.
J'indiquerai ici les résultats obtenus avec quelques quinones benzéniques :
Bensoquinone C$ H*O?.
Poids de Poids d’iode Iode substance. mis en liberté. pour 100.
RCPRPE RO 2010 0,5588 234,9 EE 0200 0,5588 20474 li Eee 0 ,2008 0,4743 236,2
La réaction demande 1?=— 254 pour une molécule de . . , F quinone — 108, soit, calculé : I pour 100 = 235,2.