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de sodium en léger excès redissout la morphine; ceci est dû à la fonction phénol qui permet à cet alcaloïde de donner des morphinates alcalins solubles. ;
La morphine ainsi libérée — par des agents de faible alcalinité — est diversement soluble dans les dissolvants habituels des alcaloïdes. Nous reviendrons sur ce sujet dans un chapitre spécial.
Les solutions de cet alcaloïde et de sessels dévient à gauche le plan de la lumière polarisée. Des méthodes physiques de dosage furent basées sur cette propriété. Nous citerons pour mémoire les travaux d’Yvon et de Lambert [8], tout en faisant observer que, suivant les auteurs, il existe de nombreuses divergences dans la valeur du pouvoir rotatoire.
En plus des réactions générales des alcaloïdes avec les nombreux réactifs de précipitation ou de coloration, elle donne certaines réactions qui lui sont propres et qu'elle doit à la structure de sa molécule ou à certaines de ses fonctions chimiques.
En qualité de phénol, elle est — comme nous l’avons déjà vu — soluble dans les alcalis en donnant des morphinates. Elle a des propriétés réductrices très marquées : sous l'influence d’oxydants faibles, tels que le ferricyanure ou le permanganate de potassium, l’acide azotique dilué, certaines diastases, on obtient de l’oxymorphine. Avec l'acide azotique concentré l’oxydation est plus poussée, au point qu'on obtient de l'acide picrique.
À la faveur de sa fonction alcool, la morphine donne des éthers-sels dont certains (Dionine ou éthylmorphine, Péronine ou benzylmorphine, Héroïne ou diacéthylImorphine) sont très employés. Cette fonction alcool lui donne une autre particularité — de même que tous les autres alcaloïdes du type morpholique — celle d’être déshydratée sous certaines influences et de donner alors un corps nouveau, l’apomorphine, possédant des propriétés particulières.
De nombreuses réactions spécifiques de la morphine et de ses dérivés sont ainsi basées sur les propriétés que cet alca-
loïde doit à ses groupements ou fonctions chimiques.
Quand on examine tout ce qui a été fait ou publié au sujet
de la recherche de la morphine et de son dosage, on est frappé de voir que de nombreux travaux se contredisent. D'autre part, l'abondance de ces travaux nous montre que les solutions proposées sont loin d’être salisfaisantes. C’est pourquoi nous avons voulu vérifier celles qui paraissent devoir donner satis-
faction et, au besoin, apporter notre contribution à cette question importante.
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: SEGUN.
Uséfulness of Philosophy, p. 74.
DEROSNE. — Annales de chimie, t. XLV, 1803, p. 257. BARBIER. — Traité de matière médicale, 1824, t. IT, p. 650. Annales de chimie, 1° série, t. XLIT, 1814, p. 225.
. SERTUERNER. — Tromsdorff s Journal der Pharmacie, 1° série,
t. XIV, 1806, p. 47-234.
. RoBiQuET. — Journal de pharmacie, 2° série, t. III, 1817, p. 436. . Leroux. — Constitution des alcaloïdes de l’opium. Thèse agréga-
tion pharmacie, Paris, 1914.
. LAMBERT. — Dosage optique de la morphine. Journ. de pharm. et
de chim., 1891, t. XXIII, p. 598.