DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL UTILISÉ POUR L’INTOXICATION PAR INHALATION
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Les premières intoxications par voie respiratoire, ont été réalisées par Fézix [61], puis par H. Füaner [74], sur des Rats et des Souris placés dans une cloche, en atmosphère confinée et sans ventilation. Un tel procédé présente deux graves inconvénients.
19 Le titre de l’atmosphère en vapeurs de benzène est variable suivant le niveau considéré, ces vapeurs, très denses, s’accumulant à la partie inférieure de la cloche.
20 L'animal se trouve rapidement dans des conditions physiologiques anormales, en raison de l’abaissement progressif du taux d'oxygène et de l’augmentation concomitante de l’anhydride carbonique.
On supprime ces inconvénients par la ventilation et en renouvelant l’atmosphère dans laquelle se trouve placé l’animal.
La principale difficulté est de réaliser, pour alimenter la cage, un air de concentration fixe en vapeurs toxiques.
Le moyen le plus simple, étudié et employé par K. B. LEHMANN [133], en 1910, consiste à faire passer dans le solvant, à l’aide d’un flacon à double tubulure, le courant d’air qui entraîne les vapeurs à étudier.
On peut opérer de deux manières : ou bien, en faisant passer l'air à la surface du liquide, ou encore en l’y faisant barboter et dans ce cas, la vitesse d’évaporation dépend de la profondeur à laquelle plonge le tube d'arrivée de lair.
Le niveau du liquide doit être maintenu constant et, au fur et à mesure de l’évaporation, de nouvelles portions devront être ajoutées. L’évaporation provoque un abaissement de température. On peut éviter cet inconvénient en plaçant le flacon
dans un thermostat.
La concentration en vapeurs toxiques, dans l’atmosphère, est calculée en divisant le poids du liquide évaporé par le nombre de litres d’air ayant traversé l’appareil. Ce taux peut être vérifié par l'analyse de l'atmosphère produite.
Il est évident que ce mode opératoire n’est utilisable que dans le cas d’un solvant pur. S'il s’agit d’un mélange, chaque constituant s’évapore alors indépendamment des autres ; le plus volatil disparaît en plus grande quantité au début de l'expérience, faussant complètement l’opération. W. P. Vanr et F. G. FREY [214] ont remédié à cet inconvénient par un dispositif ingénieux, très répandu en Amérique. Son montage est compliqué et coûteux et comme nous utilisons le benzène pur, nous avons employé un dispositif dérivé de celui de K. B. LEHMANN [133].
Nous avons opéré, dans la plupart des cas, avec des atmosphères à concentration faible en benzène, 15 à 20 mg. par litre. Ce liquide étant très volatil, le flacon qui le renferme n’est pas placé sur le trajet principal de l'air, mais sur une dérivation qui ne laisse passer à la surface du benzène qu'un faible volume. Les vapeurs ainsi obtenues sont diluées dans le courant principal. La vitesse d’évaporation du liquide et, par conséquent, la concentration de sa vapeur dans le courant d’air final est fonction:
19 De la vitesse de ce courant d’air qui doit être constante, ce dont on s'assure par un manomètre différentiel.
29 Du débit relatif des deux fractions du courant d'air, qui est fonction du diamètre des tubes d'alimentation.
39 De la distance qui sépare, dans le dispositif de volatilisation, la surface du benzène du tube d’adduction d’air.
49 De la température qui doit rester constante,
Notre système d’évaporation (fig. 8) est constitué par un flacon rodé (A) de 250 cm”, à large ouverture, qui renferme le benzène. Nous y adaptons un bouchon de liège percé de trois trous. Par l’un d’eux, un tube de verre amène le courant d'air, un autre sert à la sortie de l’air chargé de benzène dont le niveau constant
dans le facon est assuré par un dispositif d'alimentation automatique.
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Nous l'avons réalisé simplement à l’aide d’une ampoule de verre (B) de 250 cm* remplie de benzène, fermée à l’une de ses extrémités et prolongée à l’autre par un long tube de verre terminé en biseau. Ce tube traverse le bouchon par le troisième trou et le biseau vient affleurer, dans le flacon, la surface du benzène. L’abaissement de la surface du liquide, provoqué par son évaporation, est compensée immédiatement par une nouvelle arrivée de solvant venant de l’ampoule. Le flacon est plongé dans un récipient avec circulation d’eau qui maintient la température constante pendant l'opération.