OBTENTION D’UNE ATMOSPHÈRE DE CONCENTRATION FIXE EN BENZÈNE
Dans presque toutes nos expériences, nous avons choisi comme débit de l’atmosphère toxique 1.200 litres heure, chiffre adopté par K. B. LEHMANN [133]. À ce taux, les animaux se trouvent dans des conditions telles que la quantité de benzène qu'ils absorbent ne peut modifier d’une manière appréciable la concentration en toxique de l’atmosphère de la cage. Le courant d’air est produit par une pompe aspirante et soufflante mue par une dynamo, dont la vitesse est réglable par un potentiomètrerhéostat. L'air aspiré dans l’atmosphère extérieure est envoyé vers le dispositif d’évaporation. Il passe auparavant sur un tampon de coton qui le prive de ses poussières, puis sur plusieurs lits d’amiante qui retiennent les gouttelettes d'huile pouvant provenir du moteur, enfin, sur du charbon activé qui fixe les produits volatils que peut renfermer l'air. Il traverse ensuite un compteur (C), indiquant le débit, puis est, de nouveau, purifié en (D) sur amiante et charbon activé.
Le courant d’air est alors divisé, par un tube en T, en deux fractions inégales. La plus faible passe à la surface du benzène, puis se mélange ensuite dans une boule (E) avec le courant principal qui est alors envoyé dans la cage. Tout caoutchouc a été éliminé de l'appareil à partir du moment où le benzène entre dans le circuit. Opérant, pour les intoxications chroniques, avec une atmosphère de titre constant en benzène, nous l’avons
réalisée empiriquement, d’une façon définitive, en réglant le débit relatif des 2 courants. ,
La diminution de poids du flacon de benzène permet de calculer le titre de l’atmosphère en fonction du volume d'air écoulé pendant le temps considéré.