HAS
troubles neuro-végétatifs inhérents à cet état qu'à la menstruation elle-même.
Au cours des endocrinopathies, le métabolisme basal est augmenté de façon notable, principalement dans l’acromégalie, dans le diabète insipide et dans les états pancréatiques avec diabète grave. Par contre, il est diminué dans le syndrome adiposo-génital, les infantilismes et nanismes, la cachexie hypophysaire de SiMMonps. Il subit là un abaissement parfois spectaculaire de l’ordre de — 50 %, Notons, par analogie, que l’on observe parfois semblable abaissement dans l’anorexie mentale pure. Parmi les endocrinopathies, nous rangerons encore la néphrose lipoidique dans laquelle l’abaissement du métabolisme basal que l’on observe peut s'expliquer lui aussi de deux façons : soit par l'œdème qui caractérise ces malades, soit par manifestations d’hypothyroïdie très relativement démontrée par l'épreuve thérapeutique d'EPSTEIN.
Passons maintenant rapidement en revue les causes de
variations du métabolisme basal qui n'entrent pas dans les deux catégories précédentes. Nous trouvons en effet celui-ci abaissé dans divers troubles par carence, dans les états cachectiques, dans les états œdémateux qui, faussant le calcul de la surface corporelle par excès, donnent un abaissement apparent du métabolisme basal, dans l’anorexie mentale, les démences précoces, et dans certaines tumeurs cérébrales.
Son augmentation est au contraire manifeste dans les états fébriles dans lesquels Du Bois a calculé qu'elle était d'environ + 13 % par degré centigrade, sauf dans la tuberculose où l'élévation est beaucoup moins importante. Outre les états fébriles aigus, on la retrouve encore dans les hémopathies, notamment érythrémie ét surtout leucémies et anémies pernicieuses, dans les affections cardiaques à la période de décompensation, dans certains cas d’hypertension essentielle ou rénale (BOOTHBY et SANDIFORD) (77), et enfin dans certains syndromes post-encéphalitiques et dans certaines encéphalites à localisation diencéphalique,
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ce qui montre bien l'importance du diencéphale dans les variations des échanges. °
Ajoutons, pour terminer, qu'il existe de nombreux cas où un dysfonctionnement thyroïdien s'accompagne d'un métabolisme basal normal ou subnormal. Ce fait est surtout fréquent dans les hyperthyroïdies : « Les hyperthyroïdies sans hypermétabolisme, écrit BLocH-MicHEL (78), concernent surtout des formes discrètes, mais aussi des toxicoses sévères. Une thyréotoxicose peut évoluer sans que le métabolisme basal s'élève au-dessus de la normale. En pareil
cas, le diagnostic ne doit être affirmé qu'avec la plus extrême prudence ; il exige d’être appuyé par d’autres procédés. »
Ces quelques considérations amènent à penser que le métabolisme basal n’a pas la valeur absolue qu'on a bien voulu lui donner au début et à laquelle certains restent encore résolument attachés. En dehors de son absence de spécificité, répétons que les chiffres obtenus au cours de la mesure du métabolisme basal sont soumis à de nombreuses
causes de variations étudiées plus haut ; nous nous asso-
cierons à MM. LAROCHE et RICHET (79) qui insistent sur l'absence de repos psychique et sur la mesure unique. Il faudrait pouvoir faire faire au malade un certain nombre de ( répétitions » afin qu'il soit bien adapté et 1l serait bon en tout cas de ne jamais admettre comme ayant une valeur absolue un seul examen pratiqué sur le même malade.
Pour terminer cette revue du métabolisme basal, citons l'article de MEANS (80) paru en 1949, sous le titre € Confession d’un endocrinologiste », et dans lequel il regrette « d’avoir attribué au métabolisme basal standard une qualité trop utopique ».
b) Le métabolisme de l'effort.
Les critiques que nous venons de soulever à propos du métabolisme basal révèlent l'insuffisance de ce test. Convaincus de cette déficience, certains auteurs, notamment À. et L. DuRuPT, se sont penchés sur ce problème et ont mis au pont un procédé complémentaire de l'exploration métabolique : le test du métabolisme de l'effort (81).