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Ce test se résume à une double détermination du métabolisme basal, la première dans les conditions normales, la seconde aussitôt ou quelques minutes après avoir fait effectuer au patient des mouvements rythmiques des bras pendant trois minutes.
Dans ces conditions, chez le sujet normal, la seconde mesure doit être supérieure à la première. Pour apporter plus de précision à ce test, les résultats en sont appréciés par un chiffre ; celui-ci représente la différence du pourcentage des deux métabolismes de base. Il est affecté du signe - ou —., selon que l'épreuve est positive ou négative, c'est-à-dire selon que la valeur du second métabolisme basal est supérieure ou inférieure à celle du premier. Chez le sujet normal, ce chiffre oscille entre 0 et + 5.
Ainsi, pour les auteurs, la valeur absolue du métabolisme basal ne doit pas être retenue. Seul a de l importance le chiffre trouvé par cette méthode et le sens de sa variation.
Si le malade en présence duquel on se trouve présente les signes cliniques de maladie de Basedow et que la détermination du métabolisme basal révèle, chose fréquente, un métabolisme basal à — 15 % par exemple, à qui le médecin doit-il accorder le plus de confiance? À la clinique ou au laboratoire ? La recherche du test de l'effort peut permettre de résoudre le problème. Si nous reprenons l'exemple cidessus (métabolisme basal — — 15 %) et si l’on effectue une seconde mesure après effort qui donne un chiffre de — 3 %, le résultat de l'épreuve est de + 12 %, et l’on peut conclure à l'hyperthyroïdie. D'autre part, le test de l'effort évite l'erreur de diagnostic dans les cas également fréquents où les sujets ont un métabolisme élevé en dehors des hyperthyréoses : si, à une première mesure à + 35 Vos par exemple, correspond une seconde détermination à + 42 %, le test est positif, certes, mais faiblement positif et encoré dans les limites du normal.
Tous les auteurs n’admettent pas sans réserves ces conclusions ; l’on peut effectivement faire un certain nombre de critiques sur ce test. DEROT (82) refuse d'admettre une valeur
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diagnostique à ces modifications qu'il trouve par trop inconstantes.
D'autre part, sur Ja technique même de /’ épreuve, on peut se demander jusqu’à quel point un même exercice musculaire représente un effort identique chez tous les sujets en expérience. ( Il faudrait faire faire, écrit ERLANDE (83), un même travail, à la même puissance, et proportionner ce travail à la condition physique, au degré d'entraînement, au type RARES Ceci est impossible à réaliser pratiquement. <
Un autre écueil de la méthode réside dans le fait que les modifications de la fréquence respiratoire au cours de l'épreuve d'effort peuvent retentir de diverses façons sur
l'épreuve (83).
En outre, les auteurs s'accordent en général sur le fait que c’est avec un appareil à circuit ouvert et non à circuit fermé que devrait s'effectuer la mesure du métabolisme d'effort ; mais ceci supprimerait un des grands intérêts s de l'éboue : sa simplicité technique.
c) Test à la thyroxine.
Le test à la thyroxine préconisé par DEROT (84) a été mis au point par DOMART et DURUPT (85) pour, écrivent-ils, «serrer de plus près le diagnostic ».
En effet, nous venons de voir dans l’étude du test métabolique de l'effort que celui-ci permettrait de ranger plus facilement les malades en hyper et en hypothyroïdiens. Mais dans beaucoup de cas, « l'hypothyroïdie n'est pas le signe dominant ou n’est que secondaire à à d’autres troubles endocriniens » (85).
Ce test est basé sur un principe anciennement connu, à savoir la diminution du métabolisme basal chez les sujets normaux et basedowiens sous l'influence de la thyroxine. La technique de cette épreuve se résume à ceci : une première CHÉrAMEUeR du métabolisme basal dans le conditions classiques est suivie d’une injection intra-veineuse de
| mgr. de thyroxine ; quelques minutes après cette manœuvre (en moyenne de 5 à 10 minutes plus tard), une deuxième mesure du métabolisme basal est effectuée.
D'après ce que nous venons d’en dire, l’on conçoit que les modifications apportées au métabolisme par l'épreuve à la thyroxine doivent être de sens opposé à celles apportées par l'épreuve de l'effort. En effet, chez l’homme normal, l'effort augmente le métabolisme en tandis que la thyroxine le diminue.
Il est intéressant de noter que les hypothyroïdiens qui réagissent au test métabolique de l'effort par une diminution de leur métabolisme basal — ce qui paraît paradoxal — répondent également de façon paradoxale au test à la thyroxine par une augmentation de leur métabolisme basal.
Malheureusement, pour ce test comme pour les précédents, d’autres causes que le dysfonctionnement thyroïdien peuvent intervenir pour modifier les résultats de cette épreuve à laquelle on ne peut donc reconnaître de spécificité.
De plus, on note chez des sujets normaux des résultats analogues à ceux obtenus avec cette épreuve. Ce fait ( ne permet pas encore d'accorder à celle-ci une valeur certaine » (78). D'autre part, il existe un certain nombre de cas où les réponses aux deux tests sont de même sens, donc contradictoires. .
d) Epreuve de l'apnée volontaire : test de Bartlett.
Le test de BARTLETT est fort simple. Il consiste à mesurer le temps pendant lequel le sujet en expérience peut s ‘abstenir de respirer. Ce temps d’apnée volontaire est situé aux environs de 50 secondes pour un homme normal. L'épreuve est basée sur un principe physiologique unanimement admis : du fait de l'accélération de tous les processus vitaux, l'organisme de l’hyperthyroïdien consomme une quantité d'oxygène beaucoup plus importante que l'organisme normal et le rythme de la respiration en est accéléré d'autant. On conçoit également que dans le cas d’hypothyroïdie, la
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mesure du temps d'apnée volontaire révèle un chiffre supérieur au chiffre normal.
Mais c’est là un test grossier qui ne peut rendre beaucoup de services. Aussi est-il cemplètement abandonné de nos jours.
e) Recherche de l'action dynamique spécifique des aliments.
La recherche de l’action dynamique spécifique (A.D.S.) des aliments constitue une épreuve complémentaire utile de la mesure du métabolisme basal. Elle consiste en la détermination de l'augmentation de chaleur consécutive à l’ingestion d'aliments. Cette valeur est d’ailleurs essentiellement variable selon l'aliment. En effet, tandis que l'ingestion de protides se traduit chez le sujet normal par une augmentation de 30 % par rapport au métabolisme basal, les lipides n’augmentent ce taux que de 10 % et les glucides de 5 % seulement.
Certains ont voulu voir dans les modifications de l’'A.D.S..
un test de dysfonctionnement thyroïdien. Ceci est basé sur certaines considérations expérimentales, à savoir la constatation d'une augmentation de l’A.D.S. dans les hyperthyroïdies, surtout manifeste dans les grandes hyp:rthyroïdies et, à l'opposé, sa diminution au cours des états myxœdémateux, et surtout dans le myxœdème grave.
Malheureusement, ce test n'est pas suffisamment spécifique pour que l’on puisse baser un diagnostic sur ses résultats. Tout d'abord, les techniques d'épreuves sont variées, et l'on peut admettre une certaine différence entre leurs résultats. De plus, nous venons de dire que ces modifications étaient surtout manifestes au cours de grandes hyperthyroïdies, et au cours des myxœdèmes graves. Point n'est besoin, dans ce cas-là, d'épreuves complémentaires, le diagnostic est évident.
Enfin, le rôle des différentes glandes endocrines n’est pas encore suffisamment précisé dans ces processus, et il semble hasardeux de vouloir voir dans cette épreuve un
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reflet du fonctionnement thyroïdien. D'’aucuns ne considèrent-ils pas cette même épreuve comme un test biologique hypophysaire au cours de certains syndromes cliniques?