‹ Contribution à l'histoire de l'autorité legislative du sénat romain: Le sénatusconsulte sur leChapitre 24 sur 33 · DISPARITION DE LA CAUTIO · texte numérisé non relu

DISPARITION DE LA CAUTIO

dérée comme une obligation légale (i), et la stipulation devint désormais inutile. Ainsi d'un côté déjà disparaissait l'analogie de procédé entre l'usufruit et le quasi-usufruit.

La cautio senatus consulti étant l'élément essentiel du quasi-usufruit, il semblerait que jamais un quasi-usufruit n'ait pu se concevoir sans qu'elle intervînt : « ideo merito mirere, « plisse qnaesitum a veteribus anea cautio fruc- « tuario possit a testatore remittt ? nam si légat « pecuniae usumfructum, et vetat exigi cautio- « nem : sibi coutradicere videtur. » (Noodt r de usufr. libri duo, lib. I, cap. XX.) Lors donc que le testateur avait entendu en dispenser le légataire de quasi-usufruit, un seul moyen existait de rendre efficace ses dernières volontés : sacrifier la dispense pour faire valoir le legs d'usufruit ; on permettait ainsi au légataire de réclamer le bénéfice de la libéralité à lui faite, pourvu qu'il consentit à fournir volontairement la cautio :

Si pecuniae numeratae usus fructus legatus esset, et in testamento cautum, ne eo nomine satisdaretur : proprietas non estlegata, sed legatario permittendutn satisdare, et usum fructum pecuniae habere (D. XXXVI, 4, ut in poss., 6 pr., Julien).

Si usus fructus omnium bonorum testamento uxoris marito relictus est : quamvis cautionem a

(1) Girard, Manuel, p. 35-.

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