‹ Contribution à l'histoire de l'equitatus romainChapitre 2 sur 13 · Polit., IV, 13 (II, p. 1297 >\ 17 Bekker · texte numérisé non relu

Polit., IV, 13 (II, p. 1297 >\ 17 Bekker

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^atailles livrées à l'époque des rois et pendant le ior siècle de

^jla république, considéraient les équités de ces temps comme des soldats de cavalerie. D’après ces annalistes, Yequitatus représentait alors la force principale de l’armée. C’était la troupe qui décidait généralement de l'issue de la bataille b Elle accomplissait des actions qui ne trouvent pas d’analogues dans toute l’histoire militaire de l'antiquité. Elle réussissait dès le début de la bataille à ébranler et même à rompre des phalanges ennemies encore tout à fait intactes2. En Grèce, de grands talents militaires, comme Epaminondas, Philippe II et Alexandre le Grand, avaient mis toute leur énergie à perfectionner la cavalerie. Mais, même à l’époque d’x\lexandre le Grand et des diadoques, nous ne rencontrons pas d’exemple du fait que la cavalerie ait attaqué de front une phalange dont les rangs se trouvaient encore parfaitement en ordre. Est-il possible d’admettre que les Romains, pendant le vie et le ve siècle av. J. -G., aient disposé d’une cavalerie supérieure à celle d’Alexandre le Grand et de ses généraux? La réponse ne peut être que négative. Les savants tacticiens de l’époque impériale , des personnages comme Vipsanius Agrippa, Domitius Corbulo, Julius Agrippa, hochaient probablement la tête en lisant les actions merveilleuses de la cavalerie telles que les rapporte Tite-Live. La supposition que pendant le vie et le ve siècle av. J. -G. les équités représentaient une des forces principales de l’armée et exerçaient une grande influence sur la marche de la bataille, correspond, sans aucun doute, à la vérité ; il n’en pouvait pas être autrement d’une troupe recrutée d’abord parmi les citoyens qui avaient les pleins droits politiques, c’est-à-dire les patriciens, etplus tard, parmi les grands propriétaires. Mais il est impossible d’admettre que cette troupe, si elle était composée de soldats de cavalerie, ait pu décider du sort de la journée en rompant la

1. Liv. I, 20. Cicero , de re publ ., III, 20 (comp. Liv. I, 37).

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