‹ Contribution à l'histoire de l'equitatus romainChapitre 4 sur 13 · Liv. IV · texte numérisé non relu

Liv. IV

à pied ou qu’il aurait accordé la permission demandée par eux d’attaquer l’ennemi de cette façon1. Mais l’idée de faire ou de laisser combattre une troupe, dans des moments décisifs, d’une façon dans laquelle elle est inexpérimentée, est tout à fait inepte. Nous ne pouvons nullement supposer que > le peuple romain ait nommé dictateurs ou consuls des insensés. Si un tribunus militum excentrique ou le commandant d’une turma , plus ou moins fou, avait ordonné ou r permis à ses cavaliers un pareil procédé, après la bataille, le général en chef, sans aucun doute, l’aurait fait fouetter et décapiter. L’usage que les annalistes attribuaient aux équités de mettre pied à terre dans les moments décisifs s’explique très bien, si nous y voyons une réminiscence de la façon d’agir des équités , lorsque ceux-ci formaient, non pas une troupe de cavalerie, mais une troupe de fantassins montés. Alors ils mettaient pied à terre régulièrement avant de combattre. Les générations nouvelles ne gardèrent qu’un souvenir vague de cet usage. Elles oublièrent peu à peu qu’ originairement les équités avaient été des fantassins montés et commencèrent à croire que dès le début ils avaient servi comme soldats de cavalerie. Par suite de cette erreur, les annalistes regardèrent l’usage de combattre à pied, jadis régulièrement observé par les équités , comme un procédé exceptionnel, par lequel les prétendus cavaliers auraient donné une preuve éclatante de leur bravoure. On comprend que les annalistes fussent disposés à attribuer souvent ce procédé aux équités , car c’était un moyen de donner un caractère individuel et sensationnel à la description d’une bataille.

Il y eut pourtant un historien qui ne partageait pas l’opinion généralement acceptée quant à Vequitatus, mais supposait que les Romains n’organisèrent une véritable cavalerie que relativement tard. Ce fait résulte d'une des

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