Liv. Il, 20; IV, 38; VII
Xpstat publiées récemment par M. d’Arnim d’après un manuscrit du Vatican1. Il s’agit d'une conversation qui eut lieu, peu de temps avant le début de la première guerre punique, entre un Romain, Fabius Kaeso, et un ambassa- % deur carthaginois2. Ce dernier déclare que les Romains
seraient incapables de faire la guerre aux Carthaginois , parce qu’ils n’avaient aucune expérience du combat naval. ^ Fabius Kaeso répond que de tout temps les Romains ont
su s’approprier la manière de combattre de leurs ennemis. Il relève que les Romains vainquirent les Etrusques après avoir adopté les boucliers de bronze et la phalange de ces derniers , et poursuit de la façon suivante : « Jadis nous ne faisions usage ni de Ôupsct ni de javelots, mais nous ne nous servions que d’àa-icsç et de longues lances qui n’étaient bonnes qu’au combat corps à corps. Nous étions très faibles quant à la cavalerie, et l'armée entière ou au moins la plus grande partie de l’armée ne consistait qu’en fantassins. Quand commencèrent les guerres contre les Samnites, nous nous sommes appropriés les Ou peo( et les javelots de ces derniers , et nous avons dû servir comme soldats de cavalerie. Ainsi, en adoptant des armes étrangères et en suivant l’exemple des étrangers , nous avons vaincu des peuples qui avaient une grande opinion d’euxmêmes. »
M. d’Arnim tire, avec raison, du style des yps’oa la conclusion que ces ypsl xi ont été rédigées pendant le premier siècle de l’Empire, et il conjecture avec beaucoup de vraisemblance que la conversation entre Fabius Kaeso et l’ambassadeur carthaginois a été puisée dans le plus ancien ouvrage historique romain , c’est-à-dire dans les Historiae de Q. Fabius Pictor. L’hypothèse que dans ses Historiae Fabius Pictor fît son possible pour glorifier l’illustre famille à laquelle il appartenait, est a priori probable, et elle est con-