Ibid., p
fîrmée par l’intérêt qu’il manifesta pour le magister equitum Q. Fabius Maximus Rullianus, lorsqu'il exposa les différends de ce dernier avec le dictateur L. Papirius Cursor1. Donc le fait que, dans la ypsta qui nous occupe, un membre de la gens Fabia joue le rôle prépondérant, correspond très bien à l’hypothèse que cette ype(a dérive des Historiae de Q. Fabius Pictor. Ce dernier, en 216 av. J.-C., où il fut envoyé comme ambassadeur à Delphes2, devait avoir au moins trente ans. Donc, s’il était né en 246 au plus tard, dans son adolescence, il pouvait encore entendre les récits de contemporains des guerres samnites et savoir que dans ces temps les Romains organisèrent pour la première fois une véritable cavalerie. Mais même dans le cas où les données concernant ce fait n’auraient rien à faire avec Fabius Pictor, elles auraient néanmoins une grande portée. D’une part, il est clair que l’auteur dans lequel sont puisées ces données devait avoir des raisons graves pour contredire l’opinion généralement acceptée, d’après laquelle les Romains, dès l’époque des rois, aient disposé d’une cavalerie merveilleuse. D’autre part, il va sans dire que cet auteur ne niait nullement l’existence de Y equitatus pendant la période précédant les guerres samnites, car personne ne pouvait ni ne peut douter que cette troupe fît partie intégrante de l’armée romaine depuis un temps très reculé. Ces faits nous mènent à la conclusion suivante : originairement, les équités ne formaient pas une troupe de cavalerie; leur nom prouve qu’ils disposaient de chevaux; donc, anciennement, Y equitatus ne peut avoir été qu’une troupe de fantassins montés. Il est vrai que dans la yps(a, le rapport proportionnel qui aurait existé jusqu’aux guerres samnites entre la cavalerie et l’infanterie romaines est exprimé d’une façon bien étrange. On y lit qu’avant ces guerres l'armée entière ou du moins la plus grande partie de celle-ci ne