Liv. XXII, 57; XXIII
consistait qu’en fantassins. Si la y psi a admet que l’infanterie ait alors pu représenter la majorité de l’armée, cette indication est tout à fait gratuite , car de tout temps dans l’armée romaine le nombre des milites était supérieur à * celui des équités. Mais on peut bien se demander si le
rédacteur des yos ïat , dans le passage en question, n’a pas rendu d’une façon inexacte les paroles de l’auteur dans 4 lequel il puisait. Quoi qu’il en soit, dans tous les cas, la
yps,ta nous offre un témoignage, selon lequel, jusqu’aux guerres sanmites, la cavalerie ne joua aucun rôle ou ne joua qu’un rôle tout à fait secondaire dans l’organisation militaire des Romains.
D’après les combinaisons que je viens d’exposer, l’hypothèse qu’originairement les équités formaient une troupe de fantassins montés, semblera au moins bien probable. Elle est rendue évidente par l'examen des deux textes dont nous allons nous occuper.
Granius Licinianus (ecl. Bonnens ., p. 4, 5) écrit : « Verum de equitibus non omittam, quos Tarquinius duplicavit ita ut priores équités binos equos in proelium ducerent. » On lit dans Festus (p. 221, ed. 0. Müller) la note suivante, puisée, sans aucun doute, dans Yerrius Flaccus : « Paribus equis, id est duobus, Romani utebantur in proelio, ut sudante altero transirent in siccum. Pararium aes appellabatur id quod equitibus pro binis equis dabatur. » Les équités dont chacun, d’après ces passages , entrait en campagne avec deux chevaux et recevait des subsides pour acheter ces deux chevaux, ne peuvent rien avoir à faire avec les équités de l’époque \ plus récente qui servaient comme soldats de cavalerie.
Nous sommes très bien renseignés sur ces derniers. Aucune donnée n’indique qu’ils devaient entretenir deux montures t et qu’ils recevaient des subsides pour en acheter deux.
L’expression typique eques romanus equo publico 1 prouve