Mommsen, Rômisches Staatsrecht , I3 1, p
plutôt que chacun de ces équités ne disposait que d'un seul cheval. Les deux passages que je viens de citer se rapportent à une époque très reculée. Granius Licinianus parle de l'organisation que Yequitatus reçut sous le règne de Tarquin l’Ancien. La façon absurde dont Festus explique l'emploi des deux chevaux montre clairement qu’il s’agit d’un usage depuis longtemps tombé en désuétude et dont les Romains, à l’époque de l’Empire, n’avaient plus une idée bien nette. Dans les Mélanges Boissier (p. 271 et suiv.), je crois avoir prouvé que Yaes pararium, mentionné par ce grammairien, était identique avec Yaes equestre qui, selon Tite-Live (I, 43), fut assigné par le roi Servius Tullius aux équités pour l'achat de leurs montures.
Le texte de Granius Licinianus nous renseigne encore sur un autre fait intéressant pour l’histoire de Yequitatus. 11 indique que l’organisation donnée à cette troupe par Tarquin l’Ancien imposait aux équités priores d’entrer en campagne avec deux chevaux. Nous devons en conclure qu'il en était autrement des équités posteriores , c’est-àdire que chacun de ceux-ci n’avait qu'une seule monture à entretenir. Il y avait donc anciennement dans Yequitatus romain les mêmes deux catégories que chez les i-~zXç grecs à l’époque où ils servaient comme hoplites montés. Les équités priores entretenaient chacun deux chevaux, dont l’un était monté par Yeques, l’autre par son valet ( armiger )L Chacun des équités posteriores ne disposait que d'un seul cheval qui, selon les circonstances, servait comme moyen de transport soit à Yeques, soit à Y armiger, soit à tous les deux.
Les conclusions que je viens de tirer des textes de Granius Licinianus et de Festus sont confirmées par l’examen des monuments archéologiques.
En première ligne, il faut tenir compte de certaines