‹ Contribution à l'histoire de l'equitatus romainChapitre 9 sur 13 · Pline, N. h., X, 84. Cf. Mélanges Boissier , p · texte numérisé non relu

Pline, N. h., X, 84. Cf. Mélanges Boissier , p

plaques de frise en terre cuite , dont le style archaïque indique le VIe siècle av. J. -G. et qui, par conséquent, appartiennent à l’époque à laquelle se rapportent les deux textes que je viens de citer1. Le point de départ de leur fabricat tion était, sans aucun doute, un centre industriel de l’Etru-

rie méridionale. On a trouvé des exemplaires plus ou moins complets ou des fragments de pareilles plaques près de # Gervetri (Caere), Toscanella (Tuscania?) et Pitigliano (Sta-

tonia?) en Étrurie, à Velletri (Velitrae) et Conca (Satricum), endroits anciennement occupés par les Volsqües, et à Rome sur le Palatin 2 et dans le sol du Forum3. Plusieurs de ces plaques représentent des guerriers à cheval, accompagnés chacun d’un valet également monté. Si ces guerriers sont pourvus de boucliers — ce qui est le cas le plus fréquent — , ces boucliers ont la même forme ronde et presque toujours la même dimension que les àaxtôeç des hoplites grecs4. Dans les Mémoires de V Académie des inscriptions , XXXVII (1892), p. 170, j’ai démontré qu’il était impossible de manier un pareil bouclier en combattant à cheval. Donc les guerriers figurés sur ces plaques ne sont pas des soldats fie cavalerie, mais des fantassins montés qui, comme les équités priores à l’époque de Tarquin l’Ancien, entraient en campagne avec deux chevaux , dont l’un était monté par Yeques, l’autre par le valet.

1. Voir Pellegrini, dans Milani, Studi e materiali , I, p. 81 et suiv., et Rheinisches Muséum (n. s.), LVIII, p. 507 et suiv.

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