‹ Contribution à l'histoire de la pharmacie en SavoieChapitre 16 sur 43 · NO —E · texte numérisé non relu

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Le Projet de 1725 reprend l'essentiel de ces articles, en y introduisant le regard du Vicaire de Police. « .… Les deux maitres jurés se repprésenteront le lendemain de leur élection au Bureau du Vicariat où ils prêteront serment de veiller exactement à l’observence de présents Statuts et d'y donner avis des abus qu'ils découvriront dans leurs arts. Les jurés seront obligés de donner avis au Bureau du Vicariat de toutes les contraventions au présent règlement et dès qu’un maitre aura manqué trois fois dans des cas essentiels de la profession il n'en pourra plus travailler à peine de 100 livres d'amande ».

Les registres de la communauté, témoins fidèles des assemblées, ont malheureusement disparu.

Les Archives municipales nous indiquent le lieu des réunions. «Du vendredi deuxième avril 1694... Sur la requête présentée à la ville par les maistres apoticaires tendante aux fins qu'il luy plaise leur permettre la construction d’un buffet dans le Bureau des pauvres de l’hospital de St François où ils font déjà leurs séances par permission de la ville, pour fermer dans icelluy leurs livres de délibérations et autres papiers. La ville ouy le sieur Rambert a permis aux suppliants la construction du buffet par eux requis à leurs frais et despends et l'usage d'icelluy pendant le bon voulloir de la ville à la charge qu'ils payeront annuellement la somme de vingt cinq florins à chaque jour et feste de Ste Marie Magdeleine et soubs les autres conditions portées par le verbal du sieur Ballin conservateur des pauvres et que la présente requête sera retenue pour estre mise aux archives des pauvres » (146).

La dévotion traditionnelle à Sainte Marie-Madeleine est confirmée dans les dernières'volontés de Claude Gabet : « ... Item donne et lègue aux maitres apoticaires de Chambéry la somme de quatre livres pour une fois pour faire célébrer une grande messe pour le repos de son âme au devant de l'autel Ste Magdeleine soit dans l'église des R% relligieux Augustins dudit Chambéry immédiatement après son décès... »

La corporation fournit une solution aux rapports confraternels.

Elle permet également, face aux autres professions, de faire respecter les intérêts légitimes de ses membres.

(146) Archives de la ville de Chambéry, Série BB, Titre II, n° 113, 44° volume des Délibérations de la ville de Chambéry, folio 54.

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