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lesquels actes probatoires et qui ont eu lieu publiquement, le sieur François Davat ayant donné des preuves de son savoir, nous le déclarons pourvu des connaissances exigibles pour l'exercice de la pharmacie et à cet effet lui délivrons le présent titre. À Genève, le 6 vendémiaire an 13... » (219).
«Université impériale. Académie de Turin :
Nous soussignés professeurs à l'Ecole de pharmacie de Turin et professeurs de la faculté de médecine de la même ville, en exécution de la loi du 21 germinal an 11, certifions que M. Salomon Jacques-Philippe, âgé de 25 ans, natif de Saint-Jean-de- Maurienne, département du Mont Blanc, après avoir subi conformément à l’article 15 de la loi précitée les deux examens de théorie savoir le premier le 7 de ce mois sur les principes de l’art et le second le 10, sur la botanique et l’histoire naturelle des drogues simples, s’est présenté le 31 même mois à l'examen pratique, lequel a consisté en dix opérations chimiques et pharmaceutiques qui lui ont été désignées et qu'il a exécutées luimême ; dans lesquels actes probatoires et qui ont eu lieu publiquement, M. Jacques-Philippe Salomon ayant donné des preuves de son savoir, nous le déclarons pourvu des connaissances exigibles pour l’exercice de la pharmacie et à cet effet lui délivrons le présent diplôme muni du sceau de l'Ecole. Turin, le 31 juil- ICCHOr2 #70)
L'enregistrement à la préfecture est immédiat.
«.. Par devant nous, Claude-Ignace Barante, préfet du département du Léman, a comparu ce jourd’hui, 22 octobre 1808, le sieur Jacques Forestier natif de la commune de la Roche, arrondissement de Bonneville, département susdit, qui nous a exhibé le diplôme de pharmacien qui lui a été délivré ce jourd’hui par M. le Commissaire de l'Ecole de Médecine de Turin, prédident du Jury et par MM. les Membres dudit Jury et pour se conformer à la loi du 21 germinal an 11 relative à l’organisation des Ecoles de pharmacie a prêté en nos mains le serment d’exercer son art avec probité et fidélité... » (227).
Les incidences de Germinal sont particulièrement sensibles chez les pharmaciens aux armées.
«Le brevet de pharmacien de rre classe aux armées, écrit à la fin de l’an 11 le ministre de l'Intérieur, est ainsi que vous l'avez jugé, citoyen Préfet, un titre légal qui donne au citoyen
9) Arch. dép. Sav. Série L 451.
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Perreau le droit de tenir officine ouverte. Cette disposition qui n'est point textuellement exprimée dans la loi du 21 germinal, résulte néanmoins de l’article 9 de cette loi qui statue en faveur des élèves qui ont servi comme pharmacien de 2me classe : elle est également commandée par l'esprit même de la loi, puisque les pharmaciens de 1re classe dans les armées ayant subi les examens qu'elle exige, leur titre offre une garantie suffisante de connaissances nécessaires à leur état ».…. (222).
Bernard Boisset, «le 11 septembre 1792 nommé pharmacien de 2e classe pour l’armée des intérieurs par le ministre Servan, le 15 novembre 1792 nommé pharmacien de 1re classe pour l’armée des Alpes par le ministre Pache, le 17 brumaire an 4 breveté par le Conseil de Salut Public, le 8 fructidor an 4 passé à l’armée d'Italie par ordre du ministre de la guerre Petiet », le 6 germinal an 8 nommé pharmacien de 1re classe des armées d’Italie par Bonaparte, premier Consul, le 9 prairial an 11 «chargé en chef du service de la pharmacie de l’ambulance attachée au corps d'armée commandé par le général Gouvion Saint-Cyr », s'inquiète le 10 frimaire an 12 du sort de son officine : « .. J'ai tout fait pour obtenir ma réforme, rentrer dans mes foyers y régir ma pharmacie, seul héritage qui doit me rester de mon père et peutêtre de mes campagnes... La confiance dont le gouvernement m'honore et celle de mes chefs m'imposent l'obligation de rester à mon poste (poste public) jusqu’à la paix, et à solliciter de votre justice que ma pharmacie soit protégée, et que jusqu'à mon retour elle continue à être administrée par un commis instruit et une sœur élevée dans l’étude de la pratique de la pharmacie et la chimie ». La réponse favorable du préfet est approuvée par le ministère de l'Intérieur : « .… La seule formalité qu'il convient de remplir pour assurer la bonne administration de cette officine jusqu’au retour du sieur Bernard Boisset, est celle indiquée par l’article 41 de l’arrêté du 25 thermidor de l’an 11, et qui consiste à faire agréer par le jury la personne qui s’occupera des manipulations pharmaceutiques, sous la direction et la surveillance d'un pharmacien désigné par le même jury. »... (223).