‹ Contribution à l'histoire de la pharmacie en SavoieChapitre 23 sur 43 · PA *X · texte numérisé non relu

PA *X

Les remèdes secrets sont la question à l'ordre du jour.

Le décret du 25 prairial an 13 précise un point de la réglementation de germinal : « La défense d'annoncer et de vendre des remèdes secrets portée par l’article 36 de la loi du 21 germinal

(222) Arch. dép. Sav. Série L 45t.

(223) Arch. dép. Sav. Série L 451.

Archives Nationales de Paris F 8, 149.

an 11 ne concerne pas les préparations et remèdes qui avant la publication de ladite loi avaient été approuvés... ; elle ne concerne pas non plus les préparations et remèdes qui, d’après l'avis des écoles ou sociétés de médecine ou de médecins commis à cet effet depuis ladite loi ont été ou seront approuvés ».

Le 6 février 1810, le sieur Mettemberg, officier de santé à Paris est autorisé à vendre publiquement « un remède pour la guérison de la gale dont il est l’auteur et qui est connu sous le nom de quintessence antipsorique ou Eau de Mettemberg », à condition de n’établir des dépôts que dans les pharmacies des établissements publics et chez les pharmaciens légalement reçus, «lesquels seront tenus de n’en délivrer que sur une ordonnance des gens de l’art ». Il crée un dépôt à Chambéry à la pharmacie de l'Hôtel-Dieu, à Annecy dans l’officine Perrissin, à Saint-Jeande-Maurienne dans celle d’Alexis Salomon (224)...

Nouvelles décisions le 18 août 1810. « Les permissions accordées aux inventeurs ou propriétaires de remèdes ou compositions dont ils ont seuls la recette, pour vendre et délivrer ces remèdes, cesseront d’avoir leur effet à compter du 1°' janvier prochain. » ; les recettes remises au ministre de l'Intérieur seront soigneusement examinées et payées à leurs auteurs, le secret publié sans délai. « Tout individu qui aura découvert un remède et voudra qu’il en soit fait usage » se conformera à cette règle.

«Nous, Préfet du département du Mont-Blanc... Vu le décret impérial du 18 août dernier concernant les remèdes secrets, arrêtons :

Le Décret ci-dessus visé sera réimprimé en tête du présent, publié et affiché dans toutes les communes de ce département à la diligence des maires, chargés de veiller, ainsi que les officiers de police, à ce que, dès le rer janvier prochain, tout débit de remèdes secrets autorisé cesse d’avoir lieu dans leur commune respective, et d'empêcher dès ce jourd’hui toute vente de remèdes secrets non autorisé.

Les individus connus sous le nom de charlatans et autres personnes qui ne peuvent légalement exercer l’art de guérir qui, dans les foires, marchés et autres lieux, se permettraient de vendre et débiter des remèdes, pourront être arrêtés et mis en état de dépôt jusqu'à détermination ultérieure à leur égard... Fait à Chambéry à l'Hôtel de la Préfecture, le 4 octobre 1810... » (225).

En avril 1812, le sieur Monier des Taiïillades, médecin en Avignon, autorisé le 6 vendémiaire an 14 à continuer la vente de sa poudre purgative appelée poudre d’Irroé, sollicite de la préfecture une licence de vente à Chambéry ; son dépôt se ferait

(224) Arch. dép. Sav. Série L 451.

(225) Arch. dép. Sav. Série L 451.

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