‹ Contribution à l'histoire de la pharmacie en SavoieChapitre 24 sur 43 · NET EE · texte numérisé non relu

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chez Mlle Meynier, débitante de tabac, rue Trésorerie. Le préfet estime que les dispositions du 18 août 1810 ne sont pas satisfaites, et demande l'avis du ministère de l'Intérieur (226).

L'état sanitaire de la population est l’objet de soins attentifs. Les Archives de cette période en font foi, où rapports préfectoraux sur les épidémies en cours voisinent avec les instructions ministérielles sur la gale et le typhus.

Le 12 floréal an 13, sont données de Paris les directives sur le rétablissement des dépôts de remèdes destinés aux indigents en cas d'épidémie : « J’ai fait confectionner par la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris une quantité de boites de médicaments sufhsante pour le service des épidémies, et je vous donne avis que je vous expédie un nombre de ces boîtes égal à celui des sous-préfectures de votre département... » Chacune de ces boites contenant : « Rhubarbe concassée, 2 onces : feuilles de séné, 8 onces ; quinquina entier, 8 onces ; agaric de chêne, 1 once; manne, 1 livre ; camphre, 4 onces ; quinquina en poudre, 8 onces ; ipecacuanha en poudre, 2 onces, rhubarbe en poudre, 1 once; cantharides en poudre, 2 onces; mousse de Corse, 4 onces; aquila alba (mercure doux), 1 demi once; jalap en poudre, 2 onces ; émétique, 225 grains ; kermès minéral, 2 gros, extrait de Saturne, 8 onces, sel d'Epsom, 8 onces ; sel de nitre, 8 onces ; alkali volatil fluor, 4 onces ; esprit de cochléaria, 4 onces ; laudanum liquide, 2 onces ; Thériaque, 6 onces, boules de mars, n° 2; onguent de la mer, 8 onces ; onguent styrax, 8 onces ; un trébuchet garni de ses poids ».

Ces envois se renouvellent tous les ans. On y introduit l'éther vitriolique, un flacon à désinfecter l'air suivant le procédé Guyton-Morveau, un code pharmaceutique... Les médicaments non épuisés seront remis aux «établissements de bienfaisance des campagnes desservis par des sœurs de charité » ; en cas d'insuffisance, on a recours aux remèdes des officines : ceux de la pharmacie des hospices de Chambéry pour les épidémies de Barby et de la Ravoire en 1811, ceux du sieur Sylvoz pour celles de Saint-Germain, Sainte-Ombre et Sonnaz, également en TS1r... (227).

(226) Arch. dép. Sav. Série L 451.

(227) Arch. dép. Sav. Série L 449. ne Sur ces distributions, voir : M. Bouvet. La Pharmacie Hospitalière à

Paris de 1789 à I815. Paris 1943, p. 28.

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