‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 21 sur 71 · LOUE · texte numérisé non relu

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présents Mtres Anthoine Desgroux, Guillaume Chesneau et Nicolas Escouvette. Où il a esté résolu que les causes intentées contre Bernard Le Blanc et Pierre Bénard chirurgiens à la requeste des jurés seront

poursuivis jusques à définition du procès. »

Ils envisagent en même temps la lutte à engager contre les colporteurs, vendeurs de drogues.

La réception de Jean de Montreuil à Pontoise, en 1685- 1686, porte cette mention curieuse : « et ledit Jean de Monstreuil a mis es mains dudit Chesneau la somme de cinquante livres scavoir 4 livres 10 sols de frais par luy deubs et le surplus pour estre employé à la poursuite des instances que la Compagnie a intentées contre Pierre Besnard et Bernard Le Blanc, chirurgiens de la ville » (voir à ce sujet le chapitre consacré aux apothicaires de Pontoise).

A Montfort l’Amaury la lutte entre apothicaires et chirurgiens dure depuis plus de vingt ans lorsqu'un arrêt du Parlement vient y mettre fin, après un appel des chirurgiens adressé au Lieutenant général de Montfort.

« Extrait des Registres de Parlement.

« Entre la communauté.

« Des Maistres Chirurgiens de la ville de Monfort-Lamaury, appellans d’une sentence rendue par le Lieutenant Général du lieu, le 24 juillet 1687, rendue entre les intimez et Claude Ruffiard et sa femme, Louis de Pictar, Noël Masselin, Denis Leclerc et autres chirurgiens en ladite ville de Monfort, par laquelle, en conséquence des arrests de nostre dite Cour du 17 juillet 1653, et 9 may 1665, et 23 juillet 1666, rendus entre les Maistres Apoticaires et Chirurgiens de Coulommiers, deffenses ont esté faittes ausdits Ruffiard et sa femme de contrevenir ausdits arrests, ny de composer, fournir ou préparer chez eux ny dans les maisons des particuliers de la ville, fauxbourg et campagne du Baiïlliage de Monfort, aucuns remèdes apprester, concernant l’art de pharmacie, à peine de cent livres d'amende contre chacun des contrevenans, ce qui seroit leu, publié et affiché par-tout où besoing seroit, et, en cas de contravention auxdits arrestz et à ladite sentence, permis auxdits intimez de saisir lesdits remèdes et médicamens qui pouront estre trouvez dans les Bouticques desdits Chirurgiens et Maisons publiques de ladite ville, fauxbourg, Bailliage et Comté dudit Monfort, ce qui seroit exécuté nonobstant oppositions ou appellations quelconques, d’une part, et Jean Audez, et Louis Feuillet, Maistres apoticaires en la ville de Monfort-Lamaury, Intimez

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