‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 23 sur 71 · RE QE · texte numérisé non relu

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ulcères, fractures, luxations tant par opérations de la main que par application de remèdes extérieurs nécessaires au opérations, auquel effet pourront faire et avoir chez eux cauteres, emplâtres, onguents, liniments, bains et poudre convenables aux d. opérations sans toutes fois qu'ils puissent les vendre ny débitter autrement ; fait Sa Majesté deffenses aux d. chirurgiens de donner aucune potions laxatives, alteratives ou confortatives à la réserve des maladies vénériennes ou autres secrettes, fait pareillement Sa Majesté deffenses aux d. apothicaires d'entreprendre ny exercer la chirurgie ny faire aucunes des opérations qui concernent les Chirurgiens ».

Pourtant, cela n'empêche point en 1728 un conflit entre Jean Loustaunan, chirurgien juré de Versailles et l’apothicaire Jodeau. Jodeau l'avait traité de J.F.; de plus, il lui avait donné «de grands coups de canne sur la tête et la bouche, des coups de pincette sur le visage ». LOUSTAUNAN produisait un certificat médical (in : Bouvet, Apothicaires de Versailles). Le motif de la querelle était l'ordonnance d’un lavement à un malade par le chirurgien.

Les statuts des chirurgiens, en 1730, comportent pour ceux de province, lors de l’examen, une interrogation par le lieutenant du premier chirurgien, le prévôt et deux maîtres tirés au sort par le lieutenant, sur les médicaments simples et composés tels que : émollients, adoucissants, résolutifs sur les vertus et effets des emplâtres de toute nature, cataplasmes, fomentations.

Ceci n'empêche point une nouvelle affaire de s’élever en 1734 à Saint-Germain-en-Laye entre maîtres chirurgiens (Théophraste Tripier et Antoine Richard) et maîtres apothicaires (Charles Lorite et Pierre Vissac). Cette querelle étudiée par M. Aubier! se trouve mentionnée à propos des apothicaires de Saint-Germain-en-Laye, dans cette étude.

À Saint-Germain-en-Laye un arrêt du 2 juin 1740 est rendu en faveur des apothicaires contre les chirurgiens ?.

A Pontoise, la rivalité continue. Un des maîtres apothicaires de la ville est délégué à Paris pour faire trancher la question par le Parlement :

1. AUBIER, Apothicaires de l’Ile de France, p. 34-35. Voir également : Paule: SAVARE, L’apothicairerie royale, p. 113-114.

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