‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 24 sur 71 · Arch. départ. Calvados, C · texte numérisé non relu

Arch. départ. Calvados, C

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« Nous Mellon Marie Gruel et François Duverger marchands apoticaires de la ville et Chatellenie de Pontoise y demeurant, prions et requerons le Sr Claude Brechot aussi md apre doien de notre communautée de se transporter incessamment en la ville de Paris à l’effet de poursuivre, solliciter et faire juger le procès pendant et indécis en la Cour du Parlement contre la communautée des chirurgiens de cette ville, faire les déboursés qu'il conviendra faire, laissant à sa prudence le soin de gratifier les personnes qui auront prètés leur ministère pour la deffense de notre cause, promettant le rembourser de tous ses déboursés sur le simple mémoire qu'il nous en présentera ainsi que des frais de son voiage ; ce qui a esté accepté par moi Brechot sous les conditions cy dessus.

« Fait, arrêté entre nous Brechot, Gruel et Duverger composans seuls la Communautée des Apoticaires de la ditte ville de Pontoise assemblée en la manière accoutumée en la maison dudit sieur Brechot, notre doien à Pontoise ce mercredi 31ème jour de décembre 1755.

Brechot, Gruel, Duverger »1.

Les apothicaires de Pontoise publient un mémoire : « Mémoire pour la Communauté des Apothicaires de Pontoise... contre la Communauté des Chirurgiens de la même ville, Paris, impr. Paulus du Mesnil, 1755, 8 p. in-40 »?.

A ce mémoire, les chirurgiens répondent par un autre : « Mémoire pour Pierre Bringault et Joseph Dupuis, maîtres chirurgiens jurés à Pontoise, et la communauté des chirurgiens de la même ville, poursuite et diligence de Pierre Bringault, Julien Bréchot et Michel Bourlon, doyen prévôt et jurés de la communauté, contre la communauté des apothicaires de la même ville. Paris, veuve Lamesle, s.d. (circa. 1755), 12 p. in-40 ».

Quatre années plus tard, en 1759, la bataille renaît à Versailles. Un arrêt de la Cour le 17 juillet, suivi d’une sentence du bailliage royal de Versailles portant règlement entre les apothicaires et les chirurgiens de laditte ville, tente d’y mettre fin. Les termes de l’arrêt de 1671 sont, à peu de chose près, répétés. L'arrêt de la Cour du Parlement en date du 22 décembre 1761 ordonne l'exécution provisoire de cette sentence.

Ces textes officiels n’empêchent point que, en 1764, «les chirurgiens de Versailles, au mépris des loix fournissent les medicamens et drogues, tant pour les maladies internes qu’e x-

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