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publique qu’aux règlements rendus sur cette matière, la pluspart des Epiciers de cette ville se permettant de tenir et distribuer ses medicaments et drogues dont la distribution appartient seule à la communauté des apotiquaires de cette ville, les chirurgiens fournissant toutes sortes de médicaments aux malades, les patissiers parfumeurs et limonadiers preparants et vendants publiquement des drogues et biscuits purgatifs lesquels aux apport des medecins ont tout recemment occasionnés des ravages qui ont esté suivis de la mort, a cru qu'il estoit de son ministère de faire rassembler à ce jour, lieu et heure devant nous les Srs Delisle, Perier et Degny, tous trois maitres apotiquaires en cette ville et formant la communauté des apotiquaires de cette dite ville à l'effet conformément aux statuts de ladite communauté confirmés par lettres patentes du mois d’aoust mil six cent quarante un, enregistrés
en la cour, le six septembre de la même année de nommer deux jurés
d’entre eux pour veiller à l'exécution desdits statuts. »”.
On pourrait encore citer, le 8 thermidor an XII, la lettre de Domoille, apothicaire à Argenteuil, déjà signalé, qui sollicite l’aide du ministre de l’intérieur contre les épiciers qui continuent de vendre des médicaments.
c) Apothicaires et autres corporations. — Les apothicaires de Seine-et-Oise, comme ceux de toute la France, eurent encore à entrer en lutte contre d’autres professions dont les intéressés empiétaient sur leurs prérogatives.
Ils s’attaquèrent à de prétendus apothicaires comme ce Jean Moreau, se disant apothicaire à Chastres près de Montlhéry, que Nicolas Regier, apothicaire de Montlhéry, poursuit en 1630 devant les Maîtres Gardes de Paris ?.
Is s’attaquèrent aux médecins. Une Sentence du Bailliage Royal de Versailles, en date du 25 juin 1762, est rendue pour les Maitres et Marchands apothicaires de ladite ville, contre Jacob Molenier, se disant médecin, demeurant audit Versailles ?.
Ce Molenier vendait « Liqueurs, Ptisannes et Elixirs bonnes et valables ». Saisie fut faite, et condamnation à 50 livres d'amende avec «défenses de récidiver sous plus grandes peines ».
Ils s’attaquèrent aux herboristes : deux saisies ont lieu chez deux herboristes de Versailles : Traitant, rue Dauphine et Leloup, en 1778 1.