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« Veu la santance obtenue par le Sr Escouvette le lundy 6 décembre 1682 en prévotté de ville dudit Pontoise signée Chartron ladicte notte cy-dessus biffée et annulée »,
Les premiers gardes signalés par 1 registre de Ja Bibliothèque Mallet sont Destamples et Desgroux :
« Ce jourd’huy 3° septembre 1671 la compagnie estant assemblée pour pourvoir à l'élection des gardes de pharmacie pr à quoy parvenir ont eleu les personnes de Jean Destamples et d’Anthoine Desgroux antiens maistres.
Dont acte : Desgroux. Destamples. J. Lefebure, Chesneau. Escouvette. Chesneau ».
Le fils de l’apothicaire Jean de Montreuil, nommé également Jean de Montreuil, pose sa candidature en 1685 et le registre mentionne une contribution curieuse du futur maître à la Compagnie des apothicaires pour les aider contre les chirurgiens de Pontoise.
« 3 mai 1685.
Présentation de Jean de Monstreuil fils de Jean de Monstreuil dcd mtre apre à Pontoise.
Apprentissage chez son père. Stages chez divers apres du royaume Jour assigné : 5 mai à 1 heure de relevée au logis de Nicolas Chesneau.
« Et ledit Jean de Monstreuil a mis es mains dudit Chesneau la somme de cinquante livres scacoir 4 livres 10 sols de frais par luy deubs et le surplus pour estre employé à la poursuite des instances que la Compagnie a intentée contre Pierre Besnard et Bernard Le Blanc chirurgiens de cette ville ».
« 5 mai 1685.
1er examen oral sur connaissance et election des médicaments
10 mai.
2e examen oral sur préparation des médicaments.
13 mai.
3e examen oral sur mixtion des médicaments.
14 mai.
Reconnaissance des simples et plantes et interrogatoire sur ceux-ci. Puis fixation du chef-d'œuvre « confection de la pouldre diamargaritum» avec charge de recueillir et rassembler les produits ad hoc.
22 janvier 1686.
présentation des drogues recueillies.
24 janvier.
Confection de la poudre imposée.
Prestation de serment et délivrance de la lettre de maitrise.
Drs Lefebure et Duval. Destamples. N. Chesneau, Escouvette ».
PRÇAEE
Moins de sept années plus tard, Jean de Montreuil (le fils) meurt et son gendre lui succède :
«24 mars 1692.
Présentation de Jean Chofflet, né au mont Saint-Vincent en Charolais. Gendre de feu J. de Monstreuil.
Conducteur : Nicolas Escouvette.
31 mars.
1re examen en présence de Lefebure. Cousturier et Gautrin Drs ‘et Chesneau et Escouvette apres.
13 avril : 22 examen oral.
17 avril : 3° examen oral.
20 avril : reconnaissances.
24 avril : 1re chef-d'œuvre : diaphanic.
2 mai : 2e chef-d'œuvre : le sirop de jujubes. 9 mai : 3° chef-d'œuvre : onguent d’apostolorum. et réception pour Pontoise ».
Que deviennent les apothicaires de Pontoise au début du xvirie siècle ? Les registres Mallet ne permettent point de le dire. En 1721, les épreuves subies par le candidat parisien Hierome Trudon se font en présence de deux apothicaires seulement, Chofflet et Brechot, nouveau venu dont on n’a pu déceler l’origine, mais qui allait fonder à Pontoise une longue dynastie de pharmaciens.
En 1724, réception de François Bousquet, de Dourdan, pour Pontoise :
«1er avril 1724,
Présentation de François Bousquet né à Dourdan.
10 avril : 1'e examen.
24 avril : 2€ examen.
3 mai : 3° examen.
4 mai : chef-d'œuvre : « sirop de chicorée composé double de rubarbe ».
et réception pour Pontoise.
en présence de Cousturier Gautrin et Gruel Drs et Chofflet apre ».
Cependant, en 1728 encore, pour la réception de Nicolas Colson, on note seulement la présence de Chofflet. Si l’on pense que Chofflet, gendre de Jean de Montreuil, demeurait vraisemblablement là même où se trouvait en 1653 l’officine du premier Jean de Montreuil, il n’est pas possible d’établir quelle succession à échu à Nicolas Colson, présenté le 5 octobre, chez Chofflet :
« 5 octobre 1728.
Présentation de Nicolas Colson en la maison de Mtre Chofflet. 27 octobre : 1er examen.
2 novembre : 2e examen.
8 novembre : 32 examen.
15 novembre : présentation de drogues et confection de chetd'œuvre « catholicum fin et double de rhubarbe ». et réception pour Pontoise.
en présence de Gautrin, Gruel, Devillardeau Drs, Chofflet apre ».
L'année suivante, supplique de Claude Bréchot, âgé de 22 ans, fils de Nicolas Bréchot, marchand tanneur à Noyers en Bourgogne. Le jeune homme a accompli son apprentissage chez PLUVINET et CHEVREL à Paris! :
« Septembre 1729.
Présentation de Claude Brechot.
12, 19, 26 septembre examens oraux.
Cheîs d'œuvre : Emplastre de Betonica.
Electuaire de Diaphanic.
en la maison de Chofflet.
Reçu pour Pontoise en présence de Gautrin. Gruel, Devillardeau Drs. Chofflet et
Colson apres ».
Désormais, les nouvelles réceptions seront signées : Chofflet, Colson et Bréchot. Entre 1740 et 1743, il convient, sans doute, de situer la mort de Chofflet puisque pour la réception de Jacques Trudon, Colson et Bréchot sont seuls présents.
En 1746, la réception de Hector François Cartier, notée dans le registre, indique bien le nom d’un troisième apothicaire, un nommé Gabni, mais ce nom ne se retrouve plus après et l’on ne sait ce qu’il convient d’en penser : mauvaise lecture, erreur du scribe ? En 1747, Colson et Bréchot sont de nouveau seuls, et le reçu, signé de Vitry, de la somme due par la communauté des apothicaires, en conséquence de l’Edit de février 1745, précise également que Colson et Bréchot constituaient toute la communauté des dits apothicaires en 1747 :
« Je soussigné, fondé de procuration de Me Maurice Charare, chargé du recouvrement des sommes ordonnées estre payées en conséquence
de l’Edit du mois de février 1745,
reconnais avoir reçu des sieurs Adrien Colson et Claude Brechot,