‹ Contribution à l'Histoire des Apothicaires de Seine-et-OiseChapitre 58 sur 71 · Archives de Seine-et-Oise E · texte numérisé non relu

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2. AUBIER, Les apothicaires de l'Ile de France, p. 36-37. 3. Faculté de pharmacie de Paris, Reg. 24, p. 382.

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des personnes qui ont employé le plus souvent ses remèdes qu’il professe la religion catholique apostolique et romaine, que dans la ville de Magny où il est étably, il n’y a point de jurande en maitrise en pharmacie, qu’il désire enfin de subir devant nous les examens ordinaires, faire le chef-d'œuvre accoutumé, et en conséquence être reçu par la Faculté de Médecine de Paris, s’il en est jugé capable pour exercer en pleine liberté l’art de pharmacie dans la ville de Magny et ressort. A ces causes, ledit Jean Louis Henry Saussay nous ayant requis

notre jour et heure pour ce faire, nous nous sommes assemblés sur les neuf heures du matin dans la maison du sieur Vassal, premier garde et apothicaire de Paris, rue de Gèvres, le 8e jour d’octobre 1755, pour, conjointement avec les gardes apoticaires épiciers de cette ville, interroger ledit Jean Louis Henry Saussay, assisté du sieur François Louis Desprez, maitre apoticaire de Paris, son conducteur, sur la connoissance des drogues et simples, ainsy que sur la préparation des médicaments composés qui s’emploient en médecine : auxquelles demandes et interrogations ayant été amplement et dignement par luy satisfait, nous luy avons fait ensuitte exécuter cinq compositions, scavoir :

le sirop de capillaire,

le miel mercurial,

les fleurs de benjoin,

les tablettes de rhubarbe,

et le cristal meneval.

lesquelles compositions ayant été faittes en notre présence et celles des sieurs Vassal, Cessac et Richard, tous actuellement gardes des maitres apoticaires épiciers de Paris, nous les avons bien et duëment examinées, et après que les voix et les suffrages ont été pris et recueillis par Maître François de Paule Combaludier, l’ancien professeur en pharmacie, sur les réponses dudit Jean Louis Henry Saussay, et sur lexacte exécution desdites compositions et opérations, et aussi après qu’il nous a paru par son extrait baptistaire et par sa déclaration verballe et par écrit qu’il est de la religion catholique apostolique et romaine, vu le témoignage de Monsieur Charles Lemaitre, baïilly et juge de police de Magny sur la probité et fidélité du sieur Saussay dans l'exercice de sa profession, en datte du troisième octobre de la présente année ; vu aussi deux autres attestations également favorables de personnes notables qui ont souvent employé les remèdes dudit sieur Saussay ; considérant surtout qu’il convient de mettre à l’abry de toutte querelle l’établissement d’un sujet qui a mérité par de longs services l’estime de ses concitoyens.

Nous avons jugé unanimement ledit sieur Jean Louis Henry Saussay sur ses réponses et opérations tant galéniques que chymiques, capable d’exercer les fonctions de maïtre apoticaire dans laditte ville et ressort de Magny et d’y tenir boutique ouverte.

Et l’avons receu en cette qualité, après luy avoir fait faire le serment ordinaire et requis en tel cas.

Dont, et de ce que dessus, nous avons donné acte par ces présentes.

Fait à Paris, dans les Ecolles supérieures de notre Faculté, le mercredy huitième octobre mil sept cent cinquante cinq, sous le sceau de la ditte Faculté.

et ont signé :

Chomel doyen de la Faculté, Combaludier, professeur en pharmacie, Capel, professeur en pharmacie.

Et plus bas, par ordre exprès de Mrs les Doyens et professeurs en pharmacie, j’ay délivré les présentes

François Louis Cret, greffier de la Faculté de Médecine de Paris.

Nous, gardes en charge du corps des Maitres apoticaires de Paris, avons approuvé et signé les présentes pour valoir et servir ce que de raison, et les avons fait sceller du sceau du corps.

Fait en notre bureau le susdit jour et an que dessus.

Vassal, Cessac, Richard, Desprez, Saussay ».

Et cette année-là également les apothicaires de Magny protestent contre les nombreuses réceptions d’apothicaires à Paris. Elles encombrent la profession, selon eux.

Jacques le François Deschamps, de Magny-en-Vexin, ayant fait son apprentissage chez Migot, apothicaire du Roi, et 8 années de stages chez Mautemps et Trochereau, adresse une supplique à Pontoise pour passer ses examens en 1765 ?.

Ayant subi les épreuves les 17 et 31 décembre 1765 et le 6 février 1766 :

— Syrop de Stoechas,

— Extrait de genièvre,

— Onguent d’althaea,

— Emétique, |

— Eau de canelle spiritueuse.

il fut reçu et s'établit à Magny-en-Vexin.

Le 15 prairial, 5 et 14 messidor, il préparera :

— Liqueur d’Hoffmann,

-— Pierre infernale,

— Sirop de chicorée composée, — Savon de Starkey,

— Emplatre divin.

sera reçu et s’installera à Magny.

1. DEenisarp. Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence, VIIe édition, Paris, 1771.

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