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* « EC Edit du Roy Henry IV, du mois d'avril 1597, pour l'exécution et interprétation de celuy de 1581, touchant les Arts et Mestiers du Royaume ; publié en Parlement, le troisième jour de Juillet 1597.
A Paris, impr. de Prault, 1771.
Edit du Roy Henry 111
« Henry, par la grace de Dieu, Roy de France et de Pologne : A tous présens et à venir, Salut. Les Rois nos prédécesseurs et Nous, avons cy devant fait plusieurs Statuts et Reglemens sur le fait et police des Arts et Métiers qui s’exercent en nostre Royaume, concernant tant la nourriture, logis et vestemens de nos Sujets, qu’entretenement de leur santé, et autres commoditez nécessaires : Au préjudice desquelles, comme il n’est chose si bien et saintement ordonnée, ou coutume si vertueuse, que l’avarice ne corrompe ; la plupart des Artisans de nostre Royaume, mesme des villes, Bourgs et lieux où il n'y a Maitrise instituée, ny Jurez pour visiter leur Manufacture, se Sont tellement émancipez, que la plupart d’icelles ne sont à moitié près de la bonté et intégrité qu’elles doivent estre, au grand interest de nos Sujets de tous états. lesquels sont contraints aller ou envoyer le plus souvent a quinze ou vingt lieües de leurs demeures, és Villes où lesdits mestiers sont jurez pour recouvrer la marchandise à eux nécessaire. Ce que connu par les habitans d’aucunes Villes de nostredit Royaume, et l’utilité qu’apporte à nos dits sujets la dite maîtrise et jurez, en auroient plusieurs fois, et de temps en temps, demandé et obtenu de nos dits Prédécesseurs l’installation de leurs dites Villes ; même en l’année mil cinq cens cinquante-six, les habitans de la Ville de Beaujeu, pour tous les mestiers d’icelle, en l’année mil cinq cens cinquante-neuf, les habitans d'Orléans pour le Mestier d’Apoticaire ; en l’année mil cinq cens soixante, ceux de Tours pour le mestier de Fripier ; en ladite année ceux de Lodun pour le mestier de Boulangers… comme encore nous en sommes en semblable journellement suppliez par les habitans de quelques autres villes et lieux désireux de voir les abus desdits Artisans corrigez et amendez. À quoy desirans pourvoir, départir comme bon pere de famille, égalité et faveur de justice à tous nos sujets generalement, les relever des frais qu’aucuns d’eux sont bien souvent contraints faire à nostre suite, pour obtenir ladite Institution de maistrise et jurez ès lieux de leurs demeures, et donner ordre aussi aux excessives dépenses que les pauvres Artisans des Villes jurées sont contraints faire ordinairement pour obtenir le degré de maistrise, contre la teneur des anciennes Ordonnances, estant quelquefois un an et davantage à faire un chef-d'œuvre tel qu’il plaît aux jurez ; lequel enfin est par eux trouvé mauvais et rompu, s’il n’y est remedié par lesdits Artisans avec infinis présens et banquets qui recule beaucoup d’eux de parvenir au degré, et les contraint quitter les Maistres, et besongner en chambres ; esquelles estant trouvez et tourmentez par les dits Jurez, ils sont contraints derechef be-
Allais 2