‹ Contribution à l'histoire des luxations congénitales permanentes de la rotuleChapitre 7 sur 27 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les altérations anatomiques que l’on peut remarquer dans la luxation permanente de la rotule sont nombreuses et portent sur tous les éléments qui constituent l’articulation du genou. Nous allons examiner successivement les os et les parties molles.

Rotule. —— Elle peut être atrophiée et c’est le cas le plus fréquent. On l’a vue cependant de volume normal et même hypertrophiée (1). Il n’est pas rare de voir sa face postérieure sans aucun cartilage.

Fémur. — (Considéré dans son ensemble on note généralement une rotation interne du fémur et une certaine atrophie suivant toutes ses dimensions.

C’est surtout à sa partie inférieure que le fémur présente des altérations importantes. Il est presque de règle que le condyle externe soit diminué de volume et atrophié. Son bord externe semble usé. Sur son côté externe où vient se loger la rotule on a constaté quelquefois une cavité articulaire de nouvelle formation destinée à cette rotule (2).

Le condyle interne est souvent hypertrophié. La fosse intercondylienne est en partie comblée, quelquefois rétrécie.

(1) Zesas, Revue de Chirurgie, 1902.

(2) Burunéer-Mucer, Revue d'Orthopédie, 1906.

pie.

Tibia. — Il est souvent en rotation externe. On a noté aussi une légère translation en arrière et un degré léger d’atrophie.

Muscles. — On est d’abord frappé d’une atrophie musculaire générale de la jambe malade, que la mensuration pratiquée confirme. Cette atrophie porte surtout sur le muscle quadriceps qui ne peut plus réagir à l’excitation électrique. Le vaste interne est le plus atteint.

Ligaments. — [es lésions portent surtout sur les ailerons de la rotule, Cette question nous a semblé importante car elle nous servira à caractériser la iuxation permanente et à la différencier de la luxation habituelle ou récidivante.

En effet dans la luxation récidivante l’aileron externe de la rotule n’est pas rétracté et l’aileron interne s’il se laisse distendre ne garde pas cette position d’une façon permanente, Il semble en quelque sorte que cet aileron interne soit en caoutchouc. Que la luxation vienne à se produire, il se laisse distendre. Se réduit-elle, il revient sur lui-même et reprend sa longueur primitive, Il n’en est pas de même de la luxation permanente. Dans ce cas l’aileron externe est définitivement rétréci et rétracté et l’aileron interne distendu d’une façon constante.

Le ligament rotulien est aminci et allongé, quelquefois si grêle qu’il est presque impossible de le retrouver. |

Les ligaments croisés de l’articulation fémorotibiale ont souvent subi un allongement.

Si on fait exécuter des mouvements à la jambe on

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