FAN PE
TE SF
Nous citerons en outre les tableaux de CASWELL, PREwITT, SERVIER, BEssRL-HAGEN, SPALEIGH, SPITZ.
Cas de CAswELL.
Père double luxation :
fils fils fils fille rien. double lux. double lux. double lux.
| | Petit-fils Petit-fils double lux. double lux.
Cas de PREWITT.
Aïeul double iuxation :
fils fils fils double lux. double lux. double lux.
| pelit-fils double lux.
Cas de SERVIER.
Père double luxation :
fils fils double lux. double lux.
Cas de BESSEL-HAGEN.
père rien fille fils double lux. double lux.
| petite-fille petit-fils double lux. double iux.
Cas de SPALEIGH.
Grand-père double lux.
Père double lux.
Fils double lux.
| Petit-fils double lux. 2
NIUE
Cas de Sprrzi,
Mère luxation à droite :
fille fils lux. à droite lux. à droite Petit-fils
lux. à droite
Il faut également signaler la concomitance de luxaüons congénitales et autres malformations également congénitales et héréditaires.
Diathèses. — Tuberculose, syphilis. Semblent n’avoir aucune influence.
2° Causes locales.
Malformation du condyle externe. — Presque constante dans les luxations congénitales.
Action des muscles. = Jans le cas qui nous occupe, le quadriceps, d’extenseur est devenu fléchisseur.
PATHOGENIE
On a invoqué pour l’explication de la luxation congénitale des causes fort nombreuses que nous allons passer en revue. Il est certain que chacune d'elles a sa valeur et que la pathogénie de la luxation congénitale est variable suivant les cas.
1° Genu valgum.
La fréquence du genu valgum dans les cas de luxation à amené certains auteurs à le considérer comme la cause de cette luxation. Il se peut que la chose soit exacte dans certains cas, puisque le traitement du genu valgum a pu guérir quelquefois la luxation. ‘ Cependant ce cas est rare et le plus souvent la suppression d’un genu valgum n’a pas corrigé la luxation concomitante ; d’autre part il existe de nombreux genu valgum qui ne sont pas accompagnés de luxations.
2° Luxation produite. pendant l’accouchement.
Elle serait le résultat de manœuvres obstétricales.
Mais dans ‘la plupart des cas l’accouchement a été normal ; et il a été démontré par des expériences que la luxation de la rotule était irréalisable par ce procédé. Enfin quand il existe des luxations doubles 1l est difficile de penser qu’elles ont pu toutes deux être causées par une manœuvre de l’accouchement.
3° Se produisent pendant la vie intra-utérine.
Il y aurait une compression ou un traumatisme intra-utérin. Cette théorie semble maintenant abandonnée. Pourtant tout récemment Wrepe (1) la reprend et explique, d’une façon assez obscure, que la luxation doit être due à une étroitesse de la cavité utérine, à une insuffisance des membranes de l’œuf et du liquide amniotique.
4° Rachitisme fœtal.
Inflammation articulaire in utero. Cette théorie soutenue par différents auteurs : SepiLLor, MarrTin (2), Læ Dexru (3), a une certaine valeur.
A) Wrwok, Centrallblatt für Chirurgie, 1910. — Medical Klinick,
(2) Martin, Arch. gén. de Méd., t. XX.
(3) Le Denru, Bulletin de l’Académie de Médecine, 1891. — Semaine médicale, 1891.
on
9° Lésions du système nerveux, périphérique ou central.
Il y aurait rétraction ou paralysie. On n’en connaît qu’un cas cité par Haxs-Sprrzr et encore est-il douteux.
6° Arrêt et anomalie de développement.
Cette hypothèse semble la plus généralement admise. Il y aurait anomalie dans le développement de l’embryon. Ceci semble confirmé par le fait que la lésion peut être héréditaire. D’autre part, il existe souvent, accompagnant la luxation congénitale, d’autres malformations également congénitales : luxation de la hanche, luxation du radius (SmiTx), pied bot (OnrLorr). Nous citons en outre dans nos observations un cas publié par Wrepe et où il y a coexistence de nombreuses malformations chez les divers sujets d’une même famille présentés par lui.
En définitive il est difficile de conclure d’une façon ferme et il faut bien admettre que les diverses causes étiologiques et pathogéniques peuvent concourir pour réaliser la lésion.
SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC
Nous n’envisageons la question que dans le cas qui nous occupe, c’est-à-dire dans la luxation permanente, laissant de côté la luxation habituelle ou récidivante, dont le principal symptôme est de ne produire qu’une gêne fonctionnelle intermittente avec boiterie également intermittente.
1° Y a-t-il luxation ?
Symptômes de cette luxation. À l’inspection, genou augmenté de volume transversalement. Au palper, on sent la rotule sur la face externe du condyle externe du fémur. Le bord interne de cette rotule est devenu antérieur. Les deux condyles fémoraux se palpent sous la peau, la rotule n’étant pas à sa place ; on perçoit l’interligne articulaire et la gouttière médiane de la trochlée qui est d’ordinaire diminuée et moins large.
Si l’on fait fléchir le genou, la dépression intercondylienne s’accentue, les deux saïllies condyliennes se montrent nettement. La rotule peut rester sur la face externe du condyle externe ou bien accentuer sa luxation et presque gagner le creux poplité.