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présent pourraient paraître salutaires, peuvent à la fin renverser le système tout entier. Il s’en suit que ces pouvoirs sont exprimés en termes généraux, laissant la législature, de temps à autre, libre d'adopter les moyens propres à atteindre ses buts légitimes, et de modeler l'exercice de ses pouvoirs selon sa propre sagesse et l'intérêt public (12)». La doctrine des pouvoirs implicites partait donc de l'idée que tout pouvoir confié à un gouvernement est, par sa nature, souverain. De cette idée découlait, par la force mê- - me du terme, le droit pour le gouvernement fédéral de faire usage de tous les moyens « nécessaires et convenables » pour arriver aux fins de ce pouvoir, et qui n'étaient pas prohibés par la charte constitutionnelle. Ces moyens, qui convenaient le mieux à une époque, pouvaient être inadéquats à une autre il était dès lors nécessaire de donner au gouvernement fédéral la plus grande latitude dans son choix. :
Dans l'arrêt United States c. Fisher (13), Marshall, secondé par les juges Story et Hard, adopte pour la première fois cette doctrine qui devait renforcer sensiblement la position du gouvernement fédéral vis-à-vis des Etats, membres de l’Union.
« Il serait incorrect, et cela produirait des difficultés sans fin, disait-il, de soutenir que seules sont autorisées les lois indispensablement nécessaires pour rendre effectif un pouvoir spécifié. Là où différents systèmes peuvent être employés à cet effet, on peut dire de chacun qu'il n'était pas nécessaire, puisque le même résultat pouvait être obtenu par un des autres...
« Le Congrès possède le choix des moyens qui, en fait lui assurent l'exercice des pouvoirs à lui conférés par la Constitution ». | :
La doctrine des pouvoirs implicites fut successivement appliquée aux trois pouvoirs expressément prévus par la Constitution :
(12) STORY. Commentaries, vol, I, ch, V. $. 430. (13) Supreme Court Reports 1804, 2, Cranch 358,