V. CI. n
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respondait avec une large zone d’œdème circonserit du même côté. Il n'existait aucun signe d’œdème à gauche.
La dypsnée que présentaient nos malades était de caractères variables :
Crises de dyspnée transitoire (obs. [) ;
Dyspnée au moindre effort (obs. V, VI, IT) ;
Dyspnée nocturne surtout (Obs NI
L'expectoration est en rapport avec l'état pulmonaire. Tantôtles crachats sont muqueux où muco-purulents aérés, ressemblant à des crachats de bronchite (obs. VIT, IV, X), tantôt ils sont spumeux et rosés (obs. IT, ID, tantôt franchement hémoptoïques (obs. XL, ÆIT).
Les signes présentés par le poumon ont une très grande importance, surtout quand on les trouve chez des cardiaques qui n’ort pas encore de manifestalions du côté des membres inférieurs ou des autres organes. Chez ces malades, en effet, on peut prendre les signes d'induralion d'origine cardiaque pour des lésions bacillaires. Cette confusion a été faile fort souvent et Gendrin atüre l'attention sur elle dans sa deuxième leçon sur les affections du cœur. « Nous avons vu des malades, dit-il, qui avaient eu plusieurs hémoptysies, qui avaient éprouvé après l’hémoptysie de la fièvre, de la douleur de côté, une dyspnée plus ou moins marquée, une {oux chronique, ete. A l’auscultation, l'on trouvait chez ces malades de la matité ctrconscrile en un où deux points du thorax, on entendait une respiration dure semi-crépitante, quelquefois un léger souffle tubaire..……. D'après tous ces symptômes, des médecins fort éclairés considéraient souvent
Ur
ces malades comme des phüsiques lorsqu'ils n'avaient en réalité que des lésions pulmonaires qui succèdent à des infiltrations sanguines pulmonaires consécutives elles-mêmes à des affections du cœur. »
Aussi bien, ce doute s'est-il présenté chez le malade de l'observation II chez lequel le séro-diagnostic tuberculeux fut fait plusieurs fois ; toujours il fut trouvé négatif, des inoculations aux cobayes furent également négalives, enfin la recherche des bacilles de Koch dans les crachats ne donnèrent aucun résultat.
Le malade de lobservation IX fut soupçonné aussi de tuberculose, mais l'examen histologique du poumon décela de la sclérose du poumon d’origine cardiaque, rien dans les lésions ne rappelant de la tuberculose seléreuse ou récente.
Nos malades ont donc présenté au poumon droit tous les signes de lœdème congestif ou de l'œdème chronique avec induration légère- d’origine cardiaque, signes qui se localisaient dans le poumon droit, soit à la base, soit au sommet, soit dans toute la portion de l'organe.
C'est au sommet que les signes nous ont paru le plus fréquents, où on a noté de la submatité comme dans les observations IT, III, IV, V, VII, IX.
Chez d'autres malades on a noté de la malité à la base (obs. I, XII, VI, VIII).
L’auscultation nous a donné de l'obscurité respira- Loire au niveau de la zone de la matité ou de submatité (obs. IV, V, XII), du retentissement de la toux et de la voix (obs. IV, VIT, IX, XI), des râles sous-crépitants (obs IL TENTE, VIII, IX, XI), plus marqués à la fin
des grandes inspirations et après la toux (obs. VII), des râles à fines bulles (obs. I), des sibilances et des ronchus (obs. 1, IX, XII), de la respiration souflante et même du souffle véritable, indice d’une splénisation plus marquée {obs. IV, VIT, VII.
Tels sont les signes cliniques relevés dans nos observations. Dans un certain nombre d’entre elles (obs. IT], VE VII, VIII, X, XII), on a noté des signes d'épanchement à la base du poumon gauche, ce qui donne raison aux conclusions de Joalard affirmant la prédominance des manifestations pulmonaires dans le lobe inférieur du poumon gauche. Quoi qu'il en soit, la coïncidence de signes pulmonaires à droite et de la matité paravertébrale droite semblent bien montrer que la dilatation de l'oreillette droite agit comme condition auxihaire,tout au moins pour déterminer la localisation à ce niveau.
Mais il est encore un fait important plus difficile à contrôler, mais qui n'existe pas moins et qui a été constaté dans deux de nos observations (obs. IT, VII). C'est la diminution ou la disparition parallèle des deux phénomènes : lamatité paravertébrale diminuant ou disparaissant, on voit aussi disparaître les signes pulmonaires.
Chez le malade de l'observation III, à la fin de son séjour à l'Hôtel-Dieu, on note : les phénomènes de congesüion du poumon droit ont disparu, et la sonorité est revenue dans la région paravertébrale droite. Chez la malade de l'observation VIII, on voit. à la suite du repos, du régime et du traitement, la matité paravertébrale presque complètement disparue ainsi que la congeslion du sommet droit.
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Dernièrement enfin, nous avons eu l’occasion de revoir la malade de l'observation V; elle présente toujours un léger degré de péricardite de la base et d'insuffisance milrale, mais plus aucun signe de dilataüon de l'oreillette droite ni de congestion du poumon droit.
De tous ces faits nous pouvons done tirer la pathogénie de la localisation spéciale de l’œdème pulmonaire au poumon droit dans le cours des affections cardiaques el nous nous croyons autorisé à affirmer qu'elle est due à la compression des veines pulmonaires par l'oreillette droite dilatée.
L'étude anatomique des veines pulmonaires et de leurs rapports nulile en faveur de ce que nous avançons.
PLANCHE ÏI.
Cr, Az. Crosse de l’azygos, — C. Côle et sa veine intercostale affluant de Vazygos. — V. P. Veines pulmonaires droites. — 6, 7, 8. Zone de matité paravertébrale correspondant à l'oreille droite — V.I. Veine intercostale.— Ge À. Grande azygos. — Ao. Aorte réclinée en dehors et à gauche pour laisser voir le canal thoracique. — V. P. Veines pulmonaires gauches. — GpPe Su, Groupe supérieur. — Gpe In. Groupe inférieur. — Ao. Aorte masquant le canal thoracique, — Pte Az. Petite azygos, (D'après le dessin de M, Duroux,)
GÉLNP RCE RIT