‹ Contribution à l'interprétation pathogénique des localisations spéciales de l'œdème et de la congestion pulmonaires dans les affections cardiaques: rôle de la compression ou de la courbure des veines pulmonaires droites par l'oreillette droite dilatéeChapitre 15 sur 18 · PREUVES ANATOMIQUES ANATOMIE DES VEINES PULMONAIRES DROITES NORMALES · texte numérisé non relu

PREUVES ANATOMIQUES ANATOMIE DES VEINES PULMONAIRES DROITES NORMALES

Les veines pulmonaires droites ramenant au cœur le sang hématosé s'étendent du hile du poumon droit à l'oreillette gauche. Elles sont constituées par les branches veineuses tertiaires, secondaires el primaires issues du poumon droit et se réunissant par convergence au hile. Elles sont au nombre de deux : la veine droite supérieure et la veine droite inférieure. Il n’est toutefois pas rare d'en observer une troisième ou veine moyenne qui, soit demeure indépendante et va se jeter isolément dans l'oreillette gauche, soit se réunit à la veine supérieure ; cette disposition est de beaucoup la plus fréquente.

La veine supérieure correspond au lobe supérieur du poumon, la veine inférieure correspond au lobe inférieur (pl. I). Leur longueur est un peu plus considérable que celle des veines pulmonaires gauches. La veine supérieure mesure environ 20 millimètres, l'inférieure 25 millimètres.

Elles sont dirigées de dehors en dedans et sont

situées dans leur ensemble sur un plan plus postérieur que les veines pulmonaires gauches. Enfin, la veine pulmonaire droite supérieure est sur un plan plus antérieur que la veine inférieure comme l'avait signalé Bourgery.

Voyons maintenant la direction que suivent les veines pulmonaires droites pour se rendre du hile du poumon à l'oreillette gauche.

La veine supérieure se dirige obliquement de dehors en dedans, d’avant en arrière et de haut en bas. La veine inférieure au contraire est presque horizontale, très légèrement oblique de dehors en dedans, d’arrière en avant et de bas en haut.

Au point de vue des rapports des veines pulmonaires droites, les auteurs distinguent dans ces veines deux portions à peu près égales : l’une externe non péricardique, l’autre interne, péricardique.

La portion péricardique est très courte, car le péricarde n’entoure la veine pulmonaire que sur une longueur de 5 millimètres au maximum ; et encore ce revêtement péricardique peut-il être considéré comme fort incomplet, car, d’après les observations de His, Soulier et Raynal, la face postérieure de la veine pulmonaire droite supérieure en serait complètement dépourvue et l’inférieure n'aurait qu’un revêtement partiel.

Quoi qu'il en soit, les veines pulmonaires droites dans cette portion péricardique répondent exactement en avant au sillon interauriculaire d’ailleurs très peu marqué ; en arrière : à la partie médiane de la 7° vertèbre dorsale et du disque intervertébral de la 7° à la 6e

vertèbre dorsale (pl. IT}, dont elles ne sont séparées que par un faible espace, 1 centimètre environ. occupé par le canal thoracique et du tissu cellulaire graisseux.

Elles ne présentent à ce niveau aueun rapport avec l'æsophage qui est légèrement reporté à gauche (planche IT). I n’est donc pas étonnant, après ces quelques notions, qu'une dilatation même assez peu marquée de l'oreillette droite, dilatation qui ne peut se faire que du côté du médiaslin postérieur, metle en rapport immédiat avec la colonne cette première portion des veines pulmonaires droites.

Beaucoup plus intéressante pour nous est la portion extrapéricardique où portion libre. Jusqu'à leur entrée dans le poumon, c'est-à-dire jusqu’au hile, la veine supérieure et la veine inférieure présentent en avant des rapports importants, elles longent pendant Lout ce trajet, long de 2 centimètres environ, la face postérneure de l'oreillette droite. A

La veine supérieure entre en rapport immédiatement après sa sortie de l’oreillette gauche, avec loreillette droite à sa partie tout à fait supérieure au niveau de l’'abouchement dans cette cavité de la veine cave supérieure (pl. 11) dont elle est séparée par le trone de l'artère pulmonaire droite. Sa direction légèrement ascendante comme nous l'avons vu plus haut la mel alors en rapport avec la bronche droite qu'elle longe pendant un court espace en suivant son bord inférieur, puis elle la contourne et se trouve alors située an niveau de sa pénétlralion dans le poumon entre celle bronche qui est en arrière d'elle et Partère pulmonaire qui est en avant (pl. II].

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La veine pulmonaire inférieure sort de l'oreillette gauche par son angle inférieur droit et arrive aussitôt en contact avec la face postérieur de l'oreillette droile, un peu au-dessus du point d'abouchement de la veine cave inférieure dans cette cavité (pl. IT), et arrive au poumon où elle se place en arrière de la bronche correspondante.

Quels sont, maintenant, les rapports postérieurs des veines pulmonaires droites? Nous pouvons les envisager ensemble, car les rapports sont à peu près les mêmes pour les deux veines. Arrivées à droite de la colonne vertébrale, elles croisent à angle droit la grande veine azygos qui les entoure, pour ainsi dire, de sa crosse. La veine azygos les sépare à ce niveau du bord droit de la colonne dorsale et des 6€ et 7° articulations costo-vertébrales. N'oublions pas son rapport moins immédiat, 1l est vrai, avec le grand sympathique droit, qui passe au niveau des articulalions costo-vertébrales. Depuis le point où elle croise la grande veine azygos jusqu’au hile, la veine pulmonaire droite inférieure ne se trouve séparée du plan costal que par le bord postérieur du poumon droit, épais d'environ 3 centimètres, qui occupe le sinus costo-vertébral.

Tels sont les rapports des veines pulmonaires droites que nous avons conslalés sur des sujets normaux dans les quelques recherches que nous avons pu faire au Laboratoire d'anatomie dans le courant de l'hiver présence de MM. Bert et Vignard.

Nous avons commencé par injecter au suif l’oreillette droite par la veine jugulaire droite, Quant à l'injection des veines pulmonaires, voici comment

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