‹ Contribution à la Bactériothérapie du Bubon Chancrelleux: Traitement par le Vaccin T. A. BChapitre 6 sur 45 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Traitement des manifestations chancrelleuses par le vaccin T.A.B.

L’injection du vaccin T.A.B. dans le traitement des manifestations chancrelleuses se faisant par voie intraveineuse, l’instrumentation et la technique sont excessivement simples. Comme pour toute piqüre intraveineuse, il suffit d’une aiguille à ponction veineuse et d’une seringue de capacité suffisante pour contenir le vaccin, déjà dilué dans du sérum physiologique, et une certaine quantité de sang du malade, afin de diluer encore le vaccin et l’injecter moins massivement dans le torrent circulatoire ; pousser l'injection le plus lentement possible, après s’être entouré de toutes les précautions d’asepsie nécessaires.

Pour le liquide vaccinal, tout vaccin T.A.B. suffisamment dilué, convient. Celui employé à la clinique dermatologique de l’Antiquaille, est un vaccin antityphoïdique et para A et B, préparé par le docteur Lebeuf à l’Institut bactériologique de Lyon, et conte-

nant 250 ou 500 millions de bacilles par centimètre cube.

Dans les premiers cas traités, « nous avons employé, écrivent MM. Nicolas et Lacassagne, le vaccin T. A. B. utilisé comme préventif des infections typhoïdes, c’est-à-dire une suspension microbienne renfermant deux milliards de bacilles typhiques, un milliard de para À et un milliard de para B par centimètre cube. Au début, nous injections un quart de centimètre cube d’un tel vaccin, soit un milliard de microbes pour la premièrz injection ; selon la tolérance, nous augmentions d’un quart de centimètre cube pour atteindre un centimètre cube. Les réactions ont été telles, la fièvre, accompagnée de violentes poussées d’herpès a été si élevée (40°-11°) que, malgré les heureux résultats cliniques obtenus, nous avons diminué les quantités de microbes injectés. »

Actuellement, et la plupart des observations qui vont suivre sont établies sur une telle gradation, on débute par une première injection de 250 millions; et suivant la réaction, on renouvelle 250 ou on monte progressivement à 500 millions, puis 750 et enfin un milliard. dose que l’on dépasse exceptionnellement. Parfois un milliard 250 millions a été injecté si les auteurs se sont aperçus que le sujet était suffisamment résistant pour supporter le choc qui devait s’ensuivre. Toute la technique est en effet basée sur la courbe de température et les symptômes cliniques de réaction présentés par le malade.

Habituellement, en suivant la gradation indiquée,

les injections se font à deux ou trois jours d’interval-

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