DANS
le. L’injection intraveineuse est certes un procédé très actif qui a permis d’obtenir des résultats rapides et souvent définitifs lorsqu'on emploie la vaccination à titre curatif.
A l’Antiquaille, en effet, les résultats obtenus sur le bubon avec ce traitement bactériothérapique sont « très brillants ». Dans la majorité des cas, les phénomènes locaux et subjectifs, rougeur, gonflement, gêne au pli de l’aine, douleur, s’amendent rapidement. Dès le lendemain de la première injection, quelques fois le soir même, la douleur a presque complètement disparu. Quant aux phénomènes inflammatoires, généralement au bout de deux ou trois injections, rarement davantage, ils sont considérablement diminués. Ils ont pourtant parfois, avant de céder, marqué une période d’exacerbation. L’infiltration, la périadénite disparaît moins rapidement ; car il n’est pas rare de voir les malades quitter l’hôpital, ayant encore au niveau du bubon un nodule, un placard induré, indolore,. qui ne disparaîtra que postérieurement. Nous n’avons pas d'observations de malade ne présentant uniquement que la réaction ganglionnaire, le chancre étant déjà cicatrisé depuis quelques temps. Par contre, sur quarante-sept observations, nous en avons quarante-deux dont les malades présentaient à la fois chancre et bubon : soit un total de cinquante-deux bubons.
Quatre, au début de leur évolution, qui ont été guéris en une dizaine de jours de moyenne (6 et 17
comme extrêmes).
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18 autres, à la période inflammatoire, se résorbèrent dans une moyenne de 13 jours (6 et 22 jours).
25 bubons étaient déjà arrivés à la période de fluctuation ; nous avons eu 5 échecs et 20 succès en 12 jours (4 et 24 jours). Sur ces 20 succès, 3 se sont ouverts et 3 autres ont été ponctionnés. Mais à la fin du traitement les phénomènes inflammatoires avaient complètement disparu et toute la région inguinale était revenue à l’état normal. On peut donc conclure, malgré ces 6 cas qui avaient été pris à une époque trop avancée de l’évolution du bubon, que la fluctuation disparait, soit qu’elle s’amorce, soit qu’elle soit déjà installée.
Nous avons enfin observés 5 cas de bubons ouverts : 3 ont guéris ; nous avons eu deux échecs, dans l’un le malade a voulu quitter le service avant la fin du traitement; dans l’autre le bubon s'était chancrellisé. Le traitement a duré en moyenne 10 jours (7 et 16 jours), a amené l’arrêt de l’écoulement, l’assèchement et la résorption du bubon .
Quant aux bubonules nous en avons traités 3 avec succès dont 1 chancrellisé, en 10 jours environ.
En résumé :
Bubon : 52. — Echecs : 7, soit 13.50 %.
Bubonule : 3. — Echec : 0.
Le traitement doit être conduit avec le moins d’injections possible. En moyenne 5 ont suffi à amener la guérison (2 et 9 injections). Après la cédation de tous les phénomènes morbides, il serait peut-être pru-
dent de faire encore une injection de consolidation,
MOT de
On ne doit pas laisser les malades reprendre un travail fatigant avant la cicatrisation complète de leurs chancrelles et avant d’avoir obtenu une régression et une indolence totales.
- Parmi toutes nos observations, il faut en signaler
3 où il y a eu récidive :
OBSERVATION I : récidive du bubon 4 jours après la sortie.
OBSERVATION XXVI : le premier bubon s'était chancrellisé; le malade sort et quelques jours, réapparition de bubons bilatéraux qui guérissent par une nouveau traitement au vaccin T.A.B.
OBSERVATION XXIX : 4 jours après la sortie, récidive d’un bubon sans reprise des chancres. Il cède sous l’action de 2 injections de vaccin T.A.B.
On peut donc dire théoriquement que la majorité des bubons cède à un traitement par le vaccin T.A.B,. en une moyenne de 10 jours, avec 5 injections progressivement croissantes de 250 millions, 500, 750, 1 milliard et 1 milliard.
A noter que les signes de propagation lymphatique disparaissent rapidement quand ils existent, ce qui
est la minorité des cas.
Sur le chancre, les résultats sont moins heureux. Dès la première injection, dans la majorité des cas, on remarque une amélioration souvent assez notable ; l’ulcération se déterge l’épidermisation commence mais s'étend rarement jusqu’à la guérison. Ainsi deux malades n’ont présenté que des chancres, sans adénite; le traitement par le vaccin T.A.B. n’a